Printemps 2005. Après celui des Pays-Bas, le peuple de France, autre membre fondateur de l'Europe communautaire, vient d'asséner un "NON" retentissant au Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Alors qu'une grande partie de la classe politique y était favorable, et que le Parlement l'aurait sans doute largement voté. De multiples raisons ont poussé les électeurs à répondre par la négative à ce référendum voulu par le Président Chirac. Les observateurs se sont accordés à dire qu'il y avait non pas un mais plusieurs "NON", venus de familles politiques parfois très éloignées. Juste après le vote, j'ai cherché à avoir des réactions de la part de membres de ces familles politiques. J'ai en stock plusieurs archives concernant ce vote, j'en livrerai d'autres. Parmi ces retours, Nicolas Dupont-Aignan, qui a accepté de me répondre au début du mois de juillet 2005.

 

Cet article, une fois n'est pas coutume, est en deux temps. D'abord, donc, cette archive, à prendre comme telle : elle ne préjuge en rien de la position de Monsieur Dupont-Aignan aujourd'hui, sur telle ou telle question. Il l'a dit, il est candidat à l'élection présidentielle de l'année prochaine. Je lui ai fait parvenir, comme à d'autres candidats, un questionnaire. Il a accepté de me répondre. Ses réponses de 2011 suivent donc celles de 2005. Une précision : Paroles d'Actu n'existait pas en 2005, mais puisque ce blog succède à celui, aujourd'hui défunt, auquel je participais, je le présente comme l'interlocuteur de M. Dupont-Aignan. Je tiens à le remercier très chaleureusement de m'avoir répondu à deux reprises. Phil Defer. EXCLU

 

 

2005, 2011

 

 

ENTRETIENS EXCLUSIFS - PAROLES D'ACTU

NICOLAS

 

DUPONT-AIGNAN

Candidat à l'élection présidentielle - Debout la République
Député-maire de Yerres (Essonne)

 

"L'Europe va dans le mur"

 

 
(Photo : Francois Guillot, afp.com)

 

 

Q : 31/05/05

R : 05/07/05

 

 

 

Paroles d'Actu : Quel est, selon vous, le sens du 29 mai ?

 

Nicolas Dupont-Aignan : D’une manière générale, il y a incontestablement la volonté, l’impatience même, de se faire entendre. Les Français ont dit qu’ils refusaient désormais que l’Europe se construise sans eux et plus encore contre eux. Après les 13 ans pour le moins mitigés de l’Europe de Maastricht, il n’y a là rien que de très naturel. De ce point de vue, les Français ont montré qu’ils avaient compris combien la Constitution ne corrigeait pas les défauts de l’Europe actuelle, mais les consolidait, les aggravait et leur apportait une légitimité artificielle.

 

Plus profondément, le non traduit un attachement viscéral à un modèle social français qui n’est rien d’autre qu’un pan essentiel de l’identité nationale. Ainsi, si le non l’a surtout emporté à gauche, il n’est en rien un non de gauche pour une Europe à la fois plus sociale et plus fédérale, comme le prétendent ses ténors. L’Europe plus sociale et en même temps plus fédérale est une contradiction absolue. Les électeurs ont en réalité bien senti (notamment avec la directive Bolkestein) que l’Europe supranationale de Maastricht et de la Constitution européenne est fondamentalement incompatible avec leur modèle républicain, pour la simple raison que la France est pour l’instant minoritaire face à ses partenaires dans la défense de celui-ci. D’où l’importance du maintien de notre droit de veto sur les sujets essentiels.

 

En définitive, le non traduit bel et bien un attachement à la nation française, à sa spécificité, à ses valeurs et à son droit à disposer d’elle-même. Elément souvent ignoré : en votant non, le peuple français n’a pas seulement affirmé sa liberté de choix, il a refusé de s’identifier au peuple européen en formation, ce qui l’aurait conduit à s’incliner devant sa volonté supposée majoritaire à ratifier la Constitution. C’était le sens de l’ingérence et du discours des dirigeants européens qui se sont invités dans notre campagne référendaire, sans que les médias ni le gouvernement s’y opposent le moins du monde, tout au contraire ! Le vote du 29 mai est un vote historique, à l’occasion duquel les Français ont refondé, sans toujours s’en rendre compte, leur identité de nation souveraine et démocratique. Cet événement s’inscrit dans la lignée de 1789.

 

 

PdA : Que va-t-il se passer maintenant en Europe ?

 

N.D.-A. : La logique aurait voulu, après les non massifs en France et en Hollande, que les Chefs d’Etat et de Gouvernement proclament l’acte de décès de la Constitution. Hélas, il n’en est rien. Ils ont choisi à l’inverse de mettre la Constitution au congélateur dans l’espoir, manifestement, de la ressortir à un moment plus propice.

 

Ceci est très grave : c’est non seulement une violation caractérisée du droit international puisque la non ratification d’un traité par un seul de ses signataires conduit juridiquement à sa caducité. Mais c’est surtout une sorte de forfaiture en France, c’est à dire une sorte de coup d’Etat. Juridiquement et politiquement, le verdict d’un référendum a une valeur constitutionnelle suprême. En cherchant à le contourner, on viole le suffrage universel et donc la démocratie elle-même.

 

Le meilleur test de la volonté des dirigeants européens de respecter, ou non, le résultat des urnes, sera l’échéance du 3 octobre, date à laquelle les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE sont censées s’ouvrir. Chacun sait que cette question a beaucoup pesé dans le choix des électeurs français et hollandais. Si l’UE passe outre, on sera alors fixé.

 

 

PdA : Et en France ?

 

N.D.-A. : La nomination de Dominique de Villepin à Matignon annonçait la promesse d’un sursaut national. Hélas, les premiers pas du Gouvernement sur la scène européenne ont plutôt tendance à inquiéter. Au plan intérieur, il est encore trop tôt pour juger la politique du Premier ministre. Dominique de Villepin est un gaulliste mais saura-t-il dégager la marge de manœuvre nécessaire à l’action qu’attendent de lui les Français ?

 

Encore une fois, en votant non, les Français ont refusé le fatalisme qu’implique la construction supranationale de l’Europe et qui procède, à l’origine, d’une attitude délibérée de démission nationale dans chacun des pays membre de l’UE. Cela est particulièrement mal ressenti en France, qui est un pays à très forte tradition politique. Au cœur de la crise, les Français sont orphelins d’un projet national que l’on a rendu impossible au nom et au moyen d’une construction européenne aussi inefficace qu’irréaliste.

 

En refusant de tirer les conséquences du non à l’échelle de l’Europe, il y a de grandes chances que l’on en fasse autant au niveau intérieur. Les Français veulent que les frontières de l’Europe soient stabilisées (Turquie), que l’Europe soit un plus pour la croissance, l’emploi et les projets d’avenir et pas un frein, comme c’est le cas actuellement. Cela implique d’agir autrement à Bruxelles mais cela oblige surtout à prendre des mesures fortes en France sans trop se soucier du qu’en dira-t-on européen. Les problèmes sont connus : relance de la croissance et de la natalité, maîtrise de l’immigration, lutte contre les délocalisations, construction de logements, etc...

 

 

PdA : Sur tous ces sujets, Nicolas Sarkozy semble vouloir apporter des réponses très concrètes. Ses déclarations, par exemple sur la Cité des 4000 ou la responsabilité des juges, dénotent une volonté de reprise en main en matière de sécurité. Qu’en pensez-vous ?

 

N.D.-A. : Même si je ne partage pas toujours ses convictions (par exemple sur la discrimination positive, qui me paraît très dangereuse), Nicolas Sarkozy a le courage de mettre les pieds dans le plat sur les sujets qui fâchent. C’est ce qu’attendent les Français de leurs hommes politiques. Sur le fond, je suis d’accord avec lui sur la nécessité de rétablir l’ordre républicain. La fermeté est effectivement de mise là où un certain laxisme a pu se développer. Comment admettre, par exemple, que les peines prononcées contre ceux qui pourrissent la vie des quartiers soient appliquées avec plusieurs mois, sinon plusieurs années de retard (comme c’est le cas en Essonne, où je suis élu député) ? Mais ce n’est pas seulement une question de fermeté. C’est autant un problème de crise économique et sociale (ne laissons pas aux délinquants le prétexte du chômage) et de moyens pour la justice (les conditions de travail des juges comme les conditions de détention en France sont alarmantes).

 

 

PdA : Vous donnez parfois l’impression d’être à la marge de l’UMP. Ne seriez-vous pas plus à votre aise avec Philippe de Villiers ou Jean-Pierre Chevènement ?

 

N.D.-A. : Sur certaines questions, comme l’Europe, mes convictions s’accordent en effet davantage avec celles des personnalités que vous citez. Mais ce qui me différencie d’elles, c’est mon souci de maintenir une aile populaire et nationale à l’intérieur du parti de la droite modérée. Ce n’est pas seulement un problème d’efficacité pour notre combat d’idées. C’est aussi la préoccupation aiguë de ne pas abandonner tout un spectre de l’électorat aux partis protestataires. C’est l’alchimie complexe qu’avait su réaliser le gaullisme, en s’installant au cœur du paysage politique à droite. Il existe traditionnellement en France un courant de pensée favorable au rôle de l’Etat et à l’économie de marché, qui n’est incarné ni par Chevènement ni par de Villiers. Si l’UMP se contente d’une ligne centriste et libérale, elle se rétrécira et laissera durablement la place au PS d’un côté, à l’extrême droite de l’autre. Ce serait très négatif pour le pays.

 

 

PdA : Un sondage récent montre que Nicolas Sarkozy a toutes les chances de l’emporter en 2007. Quel est votre pronostic ?

 

N.D.-A. : Nicolas Sarkozy séduit par l’audace de ses convictions et son énergie. C’est un réel atout dans la course présidentielle. Néanmoins, je pense que rien n’est joué : en particulier, le spectre du 29 mai 2005 risque de hanter l’échéance de 2007, au risque de jouer des tours à ceux qui seraient tentés de s’affranchir du suffrage universel en niant la portée historique de ce scrutin et en refusant d’en tirer les conséquences qui s’imposent.

 

 

PdA : Et si, pure hypothèse, vous deveniez président de la République vous-même ! Quelle serait votre première mesure ?

 

N.D.-A. : La TVA sociale, que le Danemark a expérimentée avec grand succès ! Cette mesure qui redistribuerait les cartes en France, permettrait de basculer progressivement les charges sociales et patronales sur la consommation, ce qui aurait un effet puissant sur notre économie : diminuer fortement le coût du travail et relancer l’emploi, garantir le financement de notre système de protection sociale tout en mettant à juste contribution les produits importés (souvent à bas coûts de main d’œuvre), relancer nos exportations,… Bref, il serait alors possible de concilier l’adaptation à l’économie ouverte et la préservation de notre pacte social. N’est-ce pas ce que souhaitent les Français ?

 

 

 

Cinq ans et demi plus tard, Nicolas Dupont-Aignan est candidat. Quel regard porte-t-il aujourd'hui sur Nicolas Sarkozy, sur l'UMP et sa capacité à exister au sein de la majorité, sur l'Europe... Qui est-il ?

 

 

 

Q : 24/11/11

R : 28/11/11

 

 

 

PdA : Pourriez-vous vous présenter en quelques phrases pour qui ne vous connaîtrait pas ?

 

N.D.-A. : Maire d’une ville de 30.000 habitants de la région parisienne, depuis 1995, j’ai été élu Député en 1997 et réélu depuis lors au 1er tour de scrutin, à chaque renouvellement de mandat ; j’en tire la conclusion que mes concitoyens considèrent que j’assume correctement mon mandat. Issu des rangs du RPR, j’ai fondé mon propre parti, Debout la République en 1997.

 

 

PdA : Qu'est-ce qui a fait naître en vous cet engagement politique ?

 

N.D.-A. : Pour des raisons que j’ignore, et qui ne tiennent en aucun cas à mon milieu familial, je suis passionné depuis l’adolescence par la vie politique.

 

 

PdA : Quel cheminement personnel vous a conduit à briguer aujourd'hui la présidence de la République ?

 

N.D.-A. : J’ai quitté l’UMP en 2007 lorsque j’ai considéré que ce parti s’éloignait des idées gaullistes qui avaient été à l’origine de la création du RPR. Par ailleurs, je n’ai jamais pardonné à l’UMP d’avoir méprisé la voix du peuple en ne tenant pas compte du non au référendum du 29 mai 2005 sur le projet de constitution européenne.

 

Depuis lors, je suis convaincu que l’Europe va dans le mur, qu’elle entraine la France dans sa chute, et l’UMP et le PS étant à cet égard sur la même longueur d’onde, je pense être le seul candidat crédible pour défendre la souveraineté de la France et restaurer au peuple le pouvoir pour enfin résoudre les problèmes des Français.

 

 

PdA : En quoi consiste votre programme, et quelles sont vos idées principales ?

 

N.D.-A. : Concernant mon programme, je vous invite à consulter le site de Debout la République et mon blog.

 

 

PdA : Quels sont vos arguments pour obtenir vos parrainages ? Qu'est-ce qui convainc les élus ?

 

N.D.-A. : Je suis le seul candidat Maire et j’ai la prétention, à ce titre, d’être plus proche des réalités locales que tous ces grands candidats qui font montre de parisianisme et d’arrogance.

 

 

PdA : Un peu de politique fiction. Nous sommes au lendemain de votre victoire au second tour de la présidentielle. Ce fut serré, mais c'est acquis ! Quelles sont vos premières mesures ?

 

&

 

PdA : Que vous inspire la situation socio-économique actuelle de notre pays ? Que proposez-vous pour améliorer les choses ?

 

N.D.-A. : Je vous invite à lire mon ouvrage l’Arnaque du Siècle. Ma première mesure sera de sortir la France de l’euro.

 

 

PdA : Quid de l'état du monde ? (crises financières et économiques, Europe, révolutions, tensions...)

 

N.D.-A. : Les institutions financières ont pris le pas sur l’action politique et instrumentalisent les gouvernements des pays. Dans ce jeu de dupes, c’est bien évidemment le peuple qui est le dindon de la farce. Mais le mouvement des indignés nous montre que la résistance des peuples à des limites et que l’on peut craindre de violentes explosions çà et là.

 

 

PdA : Politique-fiction (encore)... Vous êtes à l'Elysée. L'Iran, qui vient de se doter de l'arme atomique, menace de lancer un missile sur Tel Aviv si les Israéliens n'évacuent pas les territoires sous 48 heures. En tant que Chef de l'État, que faites-vous ?

 

N.D.-A. : Les Israéliens ne cèderont jamais au chantage de l’Iran et n’évacueront jamais les territoires palestiniens en 48 heures, même sous menace nucléaire. Je crains plutôt qu’Israël ne prenne les devants et attaque le premier. Le rôle de notre diplomatie est de l’en dissuader.

 

 

PdA : Quel regard portez-vous sur Nicolas Sarkozy en tant que président ? Sur quels points vous inspireriez-vous ou vous démarqueriez-vous de lui ?

 

N.D.-A. : Il faut à la France un capitaine à sang froid, qui ait une vision à long terme de la France et non des réactions spontanées au coup par coup.

 

 

PdA : Qu'avez-vous ressenti au soir du 21 avril 2002 ? Croyez-vous que cela puisse se reproduire ?

 

N.D.-A. : Hélas, peut-être...

 

 

PdA : Quels seront, pour vous, les grands défis de ce 21è siècle ? Comment y faire face ?

 

N.D.-A. : Les grands défis du 21ème siècle sont l’explosion de la démographie mondiale et la raréfaction des ressources naturelles.

 

 

PdA : On a tous été marqués par des évènements d'actualité, pour telle ou telle raison. Quels ont été les vôtres ?

 

N.D.-A. : J’ai été très frappé par les faits divers tragiques à la suite des crimes commis par des récidivistes, ce qui prouve qu’il faut refonder notre justice pénale.

 

 

PdA : Quelle est votre "vision de la France" ?

 

N.D.-A. : Concernant ma vision de la France, je vous renvoie à mes écrits.

 

 

PdA : Quels sont les personnages historiques, ou plus simplement les personnalités, connues ou inconnues, qui vous inspirent, vous portent ?

 

N.D.-A. : Je voue une admiration sans borne au Général de Gaulle et plus près de nous à Philippe SEGUIN.

 

 

PdA : En privé, qu'aimez-vous faire, que ce soit en terme de culture (lectures, cinéma, musique, télévision...), de loisirs, etc ?

 

N.D.-A. : J’aime la lecture, le cinéma et les balades en forêt.

 

 

PdA : Avez-vous une devise dans la vie, et si oui quelle est-elle ?

 

N.D.-A. : Ma devise est le poème de René Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur, va vers ton risque, à te voir ils s’habitueront ».

 

 

PdA : Quel usage faites-vous des nouvelles technologies et notamment d'Internet ? Chats, forums, sites communautaires, actualités, achats en ligne...?

 

N.D.-A. : Internet est incontournable pour communiquer, en revanche, je ne suis pas favorable aux achats en ligne.

 

 

PdA : Un petit "scoop" vous concernant, quelque chose dont vous n'auriez encore jamais parlé en public mais que vous aimeriez aborder ici ? (une passion, que sais-je...)

 

N.D.-A. : Je n’ai pas de scoop à vous communiquer.

 

 

PdA : Finalement, pourquoi VOUS plus qu'un(e) autre à la présidence ? Donnez-nous un argument infaillible !

 

N.D.-A. : En reliant cette question à la réponse N° 5 : Parce que je suis le seul homme politique qui a fait ses preuves en faisant ce qu’il dit et en disant ce qu’il fait.

 

 

 

Merci encore à Nicolas Dupont-Aignan pour ses réponses. L'évolution est évidente, après son départ de l'UMP, il a pris ses distances avec Nicolas Sarkozy, et a perdu une bonne partie de ses illusions concernant le président, notamment sur l'Europe. Pour rappel : sous l'impulsion du chef de l'État, c'est le Parlement réuni en Congrès et non le peuple par voie référendaire qui a ratifié en 2008 le Traité de Lisbonne, très proche du texte rejeté en 2005. Quelle sera la prochaine étape pour le candidat de Debout la République, aura-t-il ses 500 parrainages ? Je lui souhaite bon courage pour les obtenir, et ainsi pouvoir être présent lors du premier tour de la présidentielle, le 22 avril 2012 ! Phil Defer

 

 

 

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Modification de la présentation de l'article le 8 juillet 2012

 

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