Vingt années tout juste après l’immonde agression sexuelle qu’elle a subie, Cynthia Sardou poursuit, apaisée, son chemin sur la difficile voie de la résilience, qu’elle est en passe de dépasser pour se raccrocher, enfin, à une vie dite normale. Son expérience, elle a eu à cœur de la partager, non dans un esprit revanchard, mais positif, pour aider les autres, dans des ouvrages, ou lors de conférences... « Positif », là est réellement son état d’esprit, aujourd’hui. Résolue, elle avance, des projets plein la tête. Une rencontre notamment a contribué à l’aider, en plus du soutien apporté par ses parents : celle de la thérapeute canadienne Marie-Pauline Chassé, qui lui a fait bénéficier de sa méthode dite MPC, et qui est devenue pour elle une amie. Elles ont accepté, toutes deux, de témoigner pour nous, à la veille de louverture du Salon Zen Paris, qui se tiendra du 26 au 30 septembre à l’Espace Champerret (17e). Une exclusivité Paroles d’Actu. Par Nicolas Roche.

 

Cynthia Sardou: « Je crois avoir enfin réussi

à retrouver ma vraie personnalité... »

  

partie 1: l’interview avec Cynthia Sardou

Comment vous présenteriez-vous à nos lecteurs ?

Je suis issue d’une famille d’artistes - mon père Michel, chanteur et aujourd’hui comédien, ma mère Françoise, danseuse professionnelle et chorégraphe. J’ai débuté comme attachée de presse en France. J’ai été assistante de production pour la télévision. J’ai également été directrice artistique auprès de l’imprésario Eddy Marouani, avant de commencer le journalisme, puis de devenir correspondante à l’étranger pour Canal +.

Actuellement je vis au Québec. J’ai écrit et coécrit plusieurs ouvrages autour de l’abus sexuel que j’ai subi, de la reconstruction et de la résilience, et fait plusieurs conférences sur ces thèmes, à travers l’Europe et le Québec. Je viens également d’établir une agence de communication et de relations presse au Québec, Cynthia Sardou Communications. J’ajoute qu’un roman est en préparation pour l’an prochain.

 

Vingt ans après le traumatisme que vous avez subi, pouvez-vous nous parler en quelques mots du processus de reconstruction qui a été le vôtre jusqu’ici ?

Après l’agression, le procès verbal et l’examination par les médecins à l’hôpital, j’ai été prise en charge par un psychiatre et par des médecins afin de me stabiliser émotivement. Puis ce fut le procès, qui m’a d’une certaine manière soulagée, mais également fait vivre les faits une deuxième fois. Je peux comprendre que les victimes n’aient pas toujours envie de porter plainte, on a plutôt envie de se reconstruire et d’aborder la vie autrement. Ce qui est certain, c’est que, à compter de l’agression, je n’ai plus vu la vie de la même manière. L’essentiel m’est revenu à l’esprit, à savoir garder la vie sauve, et me reconstruire, psychologiquement surtout. Il faut entretenir un optimisme permanent, c’est comme un muscle, cela se travaille. Il est possible de s’en sortir et de vivre avec, malgré tout ce qui a pu être enduré... Cette histoire restera forcément gravée en moi pour toujours. Ce fut le drame de ma vie. Mais voilà, c’est arrivé, je ne peux pas revenir en arrière ou refaire le film sans fin. Beaucoup de gens vivent cela malheureusement.

Ce que j’essaie de faire dans mes conférences, c’est donner de l’optimisme, encourager celles et ceux qui se sentent parfois seuls. On n’est pas seul. Aujourd’hui, on peut bénéficier de nombreuses aides. Au Canada il y a des maisons spécialisées pour aider les femmes à se reconstruire, ce qui n’existe pas en France. À noter que sur ces crimes la prescription n’existe pas au Québec, contrairement à la France... Chacun a sa façon de se reconstruire et doit le faire à son rythme, malgré les on-dit, et tout ce que les gens peuvent penser autour de soi sur la non-reconstruction ou la non-rédemption. La résilience existe, pour peu qu’on réussisse à l’appliquer.

Ce qui moi m’a la plus aidée, c’est que mes parents m’ont soutenue au mieux. On ne s’est pas toujours compris, et je me suis sentie un peu incomprise parfois, mais cela venait surtout de moi et pas d’eux. C’est d’abord un travail sur soi dans le cadre d’une position volontaire. Si la victime n’a pas envie de s’en sortir elle ne s’en sortira jamais, ou bien elle y réussira mais plus lentement que les autres. En ce qui me concerne j’ai mis du temps à me reconstruire car j’ai vécu un syndrome post-traumatique, des années plus tard, à la prise d’un médicament qui a provoqué en moi des effets secondaires intolérables et insupportables. J’ai alors dû retourner à l’hôpital pour me faire soigner à nouveau, pendant quelque temps. Mais je persiste à dire que le travail vient de soi pour peu qu’on le veuille : il ne faut pas demeurer en position léthargique, car cela revient à se laisser mourir à petit feu.

L’autre chose qui m’a redonné confiance en moi, a été le sport intensif, que j’ai pratiqué pendant plusieurs mois. Et la méthode MPC (du nom de Marie-Pauline Chassé), dernièrement, qui permet de rendre la vie plus agréable au quotidien. Deux autres éléments contribuant au processus, même si celui-ci ne s’arrêtera jamais : cela fera bientôt vingt ans, et je devrai toujours me battre, comme n’importe qui ayant vécu un drame, ou pas d’ailleurs. C’est un travail sur soi dans tous les cas, et je le dis avec beaucoup de sincérité.

 

Comment avez-vous rencontré Marie-Pauline Chassé et que vous a-t-elle apporté ?

J’avais déjà entrepris le pas vers la résilience depuis un moment, mais je manquais encore de confiance en moi sur de nombreux pans de ma vie : sur mon travail, mes relations amicales, etc... Marie-Pauline Chassé m’a apporté un plus, à savoir cet esprit de vivre au quotidien, dans la bonne humeur permanente. J’ai lu pas mal de livres sur la reconstruction et le bien-être personnel, mais je dirais que, cette méthode-ci, je la recommanderais à tout le monde car elle a été efficace pour moi. Je me sens bien, simplement "normale", et ai l’impression d’être redevenue la Cynthia que j’étais avant mon agression. C’est cela, l’important : retrouver sa vraie personnalité. J’ai mis du temps à la retrouver, mais je l'ai retrouvée me semble-t-il.

 

Pourquoi conseilleriez-vous à nos lecteurs de tester la méthode MPC ?

Je dirais que Marie-Pauline Chassé a créé un outil assez révolutionnaire, en 1991, qu’elle a eu l’occasion de bien appliquer depuis tout ce temps. Parmi les sept outils de la méthode MPC il y a le "passe-partout", qui comprend les explications du fonctionnement de l’être humain, et la façon dont nous gérons les émotions accumulées dans les cellules de notre corps. Il y a l’idée du poids et du rôle que jouent toutes ces émotions accumulées dans notre vie de tous les jours. Cet outil, qui sera présenté en atelier à Paris, est simple à utiliser, il peut l’être par un enfant de 10 ans. En quelques minutes vous pouvez libérer quelque chose de vous-même et débloquer la situation de vos émotions. Je conseille cette méthode car dans la vie on est en permanence confronté à des conflits avec soi-même ou avec ses proches, à des incompréhensions verbales qui parfois peuvent nous mettre dans tous nos états. Avec ces outils les choses se passent différemment.

 

Aujourd’hui vous vous sentez bien dans vos baskets ?

Oui, en tout cas beaucoup mieux. J’ai appris à vivre autrement mon quotidien, et à le vivre agréablement. Le penser positif, le sport, les marches notamment etc... J’essaie désormais de vivre mieux chaque jour pour donner le meilleur de moi autour de moi. Mon rôle à moi c’est de donner de l’espoir à des gens qui ont vécu des choses négatives. C’est mon message d’espoir, que j’entends apporter partout où je passe. C’est ainsi que je vois la vie et que j’applique la résilience de Boris Cyrulnik, qui est tellement importante parce qu’elle permet de tenir bon et d’avancer...

 

Un message ?

Une citation d’Oscar Wilde qui m’est chère et à l’usage de tous : « S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui dure toute une vie ».

 

Que peut-on vous souhaiter Cynthia ?

Que tous mes projets se réalisent. Merci à vous.

 

MPC et Cynthia Sardou

Marie-Pauline Chassé et Cynthia Sardou.

 

partie 2: l’interview avec Marie-Pauline Chassé

Pouvez-vous vous présenter et nous parler notamment de votre parcours, Marie-Pauline Chassé ?

Je m’appelle Marie Pauline Chassé et je suis née dans un tout petit village dans la province du Nouveau-Brunswick au Canada. Je demeure maintenant sur Montréal depuis trente-et-un ans. De l’âge de 10 ans jusqu’à 20 ans, j’ai été victime d’abus sexuel, physique, psychologique et j’ai aussi été victime d’intimidation. À 25 ans, mon conjoint s’est suicidé donc tout ce vécu a fait en sorte que je sois directement en contact avec l’abandon et le rejet. Par la suite, la résilience m’a conduite à vouloir faire quelque chose de bien pour les autres, ce qui m’amena à étudier en psychologie à l’Université du Québec à Montréal et par la suite, j’ai poursuivi à parfaire mes démarches dans le domaine du privé afin d’approfondir mes connaissances dans la relation d’aide.

 

Comment avez-vous développé la méthode MPC, en quoi consiste-t-elle et qu’emprunte-t-elle notamment à la fameuse « loi d’attraction » ?

J’ai découvert avec mes années d’études que j’avais une grande capacité à aider et à ressentir ce que les gens vivent. Dans mon enfance, comme j’avais aussi vécu l’expérience de trois morts cliniques, la troisième fois à l’âge de 13 ans, j’ai toujours été convaincue que j’étais revenue avec quelque chose au fond de moi qui me donnait le pouvoir d’être en contact avec les émotions des gens. Je savais exactement quoi dire et quoi faire pour que leur vie se transforme. C’est là qu’est née la méthode MPC qui sont mes initiales et qui veut aussi dire « méthode de pensée constructive ». Le MPC, ce sont des outils simples et très faciles à utiliser qui ont pour but d’aider les gens à comprendre leur vie, à comprendre la vie. Chaque personne vit des situations qui sont parfois difficiles et il est primordial de comprendre pourquoi elles s’attirent ces situations. Tout est une question de perception ! Si je crois que je suis née pour un petit pain, je ne récolterai que des miettes. Cependant, si je sais au plus profond de moi que je suis née pour vivre de belles et grandes choses, je m’attirerai l’abondance à tous les niveaux. « Je suis ce que je pense ! »

« Ma vie est le reflet de mes pensées ! » Le MPC permet aux gens de changer leurs perceptions face à ce qui leur arrive. Et c’est en passant par la compréhension des situations que l’ont vit que nos perceptions changent. C’est alors que se déclenche une ouverture de la conscience et cette ouverture amène automatiquement un changement à l’intérieur de soi, ce qui fait que notre vie se transforme. Nous cessons de vivre des situations désagréables à répétition, notre manière de voir les choses change et par le fait même, notre vie devient plus facile et plus légère. La vie n’est pas un combat. La vie est une partie de plaisir où la liberté d’être « qui » nous voulons être est primordiale !

 

Que pensez-vous apporter aux gens qui font appel à vous, et que retenez-vous de manière synthétique de ce qui les préoccupe et de ce qui interroge nos contemporains ?

J’apporte aux gens la possibilité de devenir maître de leur vie. De devenir leur propre thérapeute afin d’être en mesure de gérer toute situation conflictuelle du quotidien. J’apporte aux gens l’ouverture de leur cœur, ce qui les amène à être dans la compréhension au lieu de l’incompréhension. Je leurs fais prendre conscience du pouvoir qu’ils ont de transformer leur vie. Je leurs apporte la possibilité d’être libre intérieurement, ce qui les amène à « voyager léger » ! Ce que je retiens de nos contemporains ? Les gens du monde entier se cherchent. Tous ressentent une pression constante. Ils sont continuellement dans une course contre la montre ce qui leur donne l’impression d’être assis sur une bombe qui pourrait sauter à tout instant. Peu importe le continent sur lequel nous vivons, TOUT LE MONDE sans exception ressent cela en ce moment. Et c’est de pire en pire. Il doit se passer quelque chose. Une nouvelle conscience doit s’installer. Nous ne sommes plus dans l’ère des combats et du pouvoir sur les autres. Ce temps est révolu. Il faut que ça change ! Mais qu’est-ce qu’on peut faire pour que ça change ? C’est là que la méthode MPC entre en jeu. De plus, cette méthode révolutionnaire est si simple à utiliser, qu’elle devrait sans contredit, être enseignée dans les écoles puisque même les enfants sont en mesure de s’en servir. Ce sont eux la relève, ce sont eux l’avenir. Le MPC est le plus bel héritage qu’on puisse laisser à nos enfants !

 

Quel regard portez-vous sur la société actuelle ?

La société actuelle a le « cancer » ! La société est très malade et si les choses ne changent pas, les humains sont voués à un échec incommensurable. Les signes nous sont envoyés de tous les sens et les humains ont des œillères. Il est venu le temps de les enlever afin de s’ouvrir sur un nouveau monde ou le respect et le partage sont la priorité de tous et chacun.

 

Un mot sur, et pour Cynthia Sardou ?

Un jour, il n’y a pas si longtemps, j’ai fait une demande à l’univers et j’ai demandé qu’on m’envoie LA personne qui m’aiderait à faire connaître le MPC. Ma demande a été entendue. Cynthia est arrivée dans ma vie. Cynthia et moi formons une équipe extraordinaire. Nous avons la même vision des choses, notre désir premier est d’aider les gens et d’apporter un nouveau souffle sur la Terre. Cynthia est remarquable comme être humain et elle fait son travail à la perfection. Grâce à elle, j’aurai l’opportunité extraordinaire de faire connaître au monde entier la méthode MPC.

 

Un dernier mot ?

Depuis 1991, j’expérimente le MPC auprès de centaines voire même de milliers de gens et j’ai la preuve aujourd’hui que cette méthode apporte des résultats concrets et surtout, qui sont durables. Bien sûr, avec les années, j’ai amélioré et peaufiné la méthode a un point tel qu’aujourd’hui, en 2019, je suis enfin prête à la faire connaître au monde entier. Le MPC doit absolument être connu puisque cette méthode change la vie des gens. Que ce soit en passant par des cours de développement personnel que j’ai créés et qui s’intitulent « Éveil à la conscience », des consultations individuelles, des conférences et par des séminaires que j’ai donné pendant dix-neuf ans en République dominicaine, à Cuba et aux Bahamas, la vie des gens s’est littéralement transformée. Je ne peux donc plus tenir cette méthode sous silence maintenant qu’elle est rendue à son apogée.

 

Un commentaire ? Une réaction ?

Suivez Paroles d’Actu via FacebookTwitter et Linkedin... MERCI !