05 décembre 2017

« Au revoir et merci », Jean d'Ormesson vu par François-Henri Désérable

Parmi les impondérables inévitables de la vie, il y a la mort. Il fallait bien que celle de Jean d’Ormesson, tout immortel qu’il fût, survienne un jour. Il vient tout juste de s’éclipser, sans doute avec flegme et mots tombés à pic, lui qui n’était que Lettres et élégance. Il aimait écrire et lire, les échanges et les débats, les femmes et la bonne chère ; bref, il aimait la vie. Il était une source d’inspiration, y compris pour des gens qui ne lisent pas, ou trop peu ; ses écrits resteront et lui aussi, parce qu’on n’oublie pas un... [Lire la suite]
Posté par Nicolas Roche à 12:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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14 juillet 2014

François-Henri Désérable : "J'ai voulu raconter la vie d'Évariste Galois"

Un an après la publication de notre première interview, François-Henri Désérable, l'auteur brillant de Tu montreras ma tête au peuple (que je ne cesserai de vous recommander) m'a fait l'honneur, une nouvelle fois, d'accepter de répondre à mes questions pour Paroles d'Actu. L'occasion d'évoquer, pêle-mêle, l'accueil réservé à son premier ouvrage, la journée du 14 juillet 1789, ses goûts et conseils littéraires. Et de nous offrir, en exclusivité, quelques infos sur son prochain livre... Je l'en remercie et espère qu'il aura, à... [Lire la suite]
08 août 2013

Clément Bénech : "L'écrivain est une miette..."

Lui aussi, il en vaut la peine... François-Henri Désérable ne tarit pas d'éloges à son endroit. Lors de l'interview qu'il m'avait accordée le mois dernier, l'auteur de l'émouvant Tu montreras ma tête au peuple (aux éditions Gallimard, je vous le recommande avec enthousiasme) eut ces mots pour celui qui, comme lui, compte parmi les révélations littéraires de l'année : "J’ai un ami, jeune (21 ans), talentueux, qui vient de publier son excellent premier roman, L’été slovène, chez Flammarion. Il s’appelle Clément Bénech, et il y a,... [Lire la suite]
03 juillet 2013

F.-H. Désérable : "J'ai voulu saisir les derniers tressaillements de vie"

   « Le bourreau et ses aides veulent me lier les pieds. Je refuse. La loi l'exige. Dura lex, sed lex. Alors je me laisse faire. Et puis on me coupe les cheveux. J'enfile ensuite la chemise rouge, réservée aux condamnés à mort pour crime d'assassinat. J'avais pensé garder mes gants mais le bourreau m'a assuré qu'il saurait me lier les mains sans me faire aucun mal. Il serre le moins possible. Je prends congé du citoyen Richard et de sa femme, qui ont été si bons pour moi. On sort dans la cour. La charrette m'attend. On... [Lire la suite]