Le 18 mai dernier était organisé, à Loire-sur-Rhône (Rhône), un joli concert (j’y étais !) de Michael Jones, le grand complice de Jean-Jacques Goldman, en faveur d’une belle cause, l’accompagnement des familles d’enfant porteur de handicap, à l’initiative de lassociation locale "Ma main dans la tienne". En première partie, du bon son et la pêche de Bastien Villon et Gwendal Peizerat, l’ancien champion olympique en danse sur glace. Son premier album vient tout juste de sortir, et il a accepté de répondre à quelques questions, ce dont je le remercie bien chaleureusement. Lisez... et surtout allez écouter ! ;-) Interview exclusive, Paroles d’Actu. Par Nicolas Roche.

 

EXCLUSIF - PAROLES D’ACTU

Q. : 08/06/18 ; R. : 18/06/18.

Gwendal Peizerat: « Mon nouveau challenge,

c’est la musique ! »

Gwendal Peizerat album

"Quand elle me...", actuellement disponible.

 

Gwendal Peizerat bonjour, et merci d’avoir accepté de répondre à mes questions pour Paroles d’Actu. Vous avez attaqué le piano à l’âge de huit ans, la guitare il y a une dizaine d’années. La musique a-t-elle toujours fait partie de votre vie ?

Oui toujours... Aussi bien sur la glace qu’en dehors.

 

J’ai eu la chance d’assister le 18 mai dernier au concert donné en faveur de l’association Ma main dans la tienne, à Loire sur Rhône (Rhône). Vous avez assuré le show, en première partie, avec votre camarade Bastien Villon et vos musicos, avant de céder la scène à Michael Jones et à sa team pour la seconde partie d’une soirée riche de bon son et de chaleur humaine. Comment avez-vous rencontré Michael Jones et Bastien Villon ? Comment vos univers respectifs se sont-ils "trouvés", et comment se sont-ils "accordés" ?

J’ai rencontré Michael Jones pour la première fois aux Sarmentelles (ouverture des fûts de Beaujolais). Bastien je l’ai rencontré grâce à Michael Jones, dont Bastien avait suivi une master class. Nos univers se sont mariés naturellement, grâce à la proximité de nos goûts musicaux et à notre amitié.

 

Quelles sont vos références ? Les artistes qui vous inspirent, et qui vous font chavirer ?

Monsieur Roux, Archive, Charlie.

 

Comment le définiriez-vous, d’ailleurs, cet univers musical et artistique, le vôtre, dont on parlait un peu plus haut ? Et quels sont-ils, les thèmes que vous avez à cœur d’exploiter en musique et en chanson ?

Mon univers est varié, libre et éclectique, à l’image de ma vie et des influences musicales diverses imposées par ma variété de patineur.

 

Votre premier album sortira le 20 juin. C’est quoi l’histoire de sa réalisation ? Que peut-on en attendre, et que va-t-on y entendre ?

Il a représenté deux ans de travail... une auto production en home studio avec un ami, Daniel Blouin, que j’appelle mon couteau suisse Québécois. On y entend mes chansons, dont j’ai signé les textes (à l’exception du titre éponyme de l’album "Quand elle me...") et la plupart des musiques.

 

Le grand public vous connaît d’abord, très principalement, pour le couple artistico-sportif que vous avez formé avec Marina Anissina et qui vous a valu, entre autres trophées remarquables, deux titres de champions d’Europe, un titre de champions du monde, et un sacre olympique, tout cela en danse sur glace. Est-ce qu’avec le recul vous diriez que ces moments-là ont été, sinon les plus beaux, en tout cas les plus intenses de votre vie ?

Le meilleur reste toujours à venir mais très certainement oui, les plus intenses, les plus épuisants aussi.

 

Est-ce que, quelque part, les sensations sont similaires entre le fait de se produire avec enjeu sur une patinoire, devant un jury, et le fait de se retrouver sur une scène, à devoir "performer" devant un public et lui soumettre ce qu’on a écrit et composé ?

Il peut effectivement y avoir des ressemblances mais la scène musicale a l’avantage de nous permettre un échange plus long ainsi que plus interactif et intime avec le public.

 

Vous participez actuellement à l’émission The Island : Célébrités diffusée sur M6. Est-ce que, parmi vos motivations, il y a ce besoin permanent d’un nouveau challenge ?

Oui évidemment mais pas seulement. C’est aussi le goût d’apprendre et la joie d’être au plus proche de la nature et de ma propre vraie nature.

 

J’ai envie de vous faire réagir à une phrase... qui m’a fait pas mal réagir, prononcée par Emmanuel Macron devant l’équipe de France de football avant la Coupe du monde : "Une compétition est réussie quand elle est gagnée". Est-ce que vous ne trouvez pas qu’elle est un peu, disons, maladroite cette phrase ? Sous-entendu : seule la victoire compte, et à la limite, la fin justifie les moyens. C’est vraiment ça, le message à envoyer aux sportifs, et notamment aux plus jeunes ?

C’est vrai que la phrase est maladroite pour parler à des Francais. Pour des Russes c’est une lapalissade. Pour moi je dirais qu’il y a beaucoup plus à apprendre d’une compétition que l’on a pas gagnée mais celle que l’on a gagnée engendre énormément plus de retours positifs dans nos avenirs.

 

Quels souvenirs gardez-vous, à titre perso, de cette soirée historique du 12 juillet 1998, au cours de laquelle l’équipe de France de foot devint, chez elle, championne du monde face au Brésil ? Vous avez des prono pour la compétition de cette année ?

Aucun pronostic. En juillet 98 j’étais en stage de préparation à Villard-de-Lans et dormais au camping. Je n’avais ni le temps (9h d’entraînement par jour) ni la TV pour suivre l’événement.

 

Vous avez été, de 2010 à 2015, vice-président aux Sports de la Région Rhône-Alpes, aux côtés de Jean-Jack Queyranne. Qu’avez-vous appris, durant cette expérience, sur les leviers dont disposent les collectivités territoriales pour la promotion du sport ? Et, plus généralement, sur les rouages du monde politique vu de l’intérieur ?

Cest très intéressant et passionnant à vivre. C’est aussi très prenant et parfois décevant. Cette question mérite un article entier pour proposer une réponse exhaustive et pertinente.

 

Un mot pour le gamin de douze, treize ans qui, rêvant devant ses héros footballeurs, tennismen, basketteurs ou danseurs, aurait envie, plus que tout, de se lancer à fond dans le sport qui le passionne, et de le placer au centre de sa vie, quitte à lui sacrifier beaucoup ?

On ne sacrifie rien, on reporte à plus tard certaines choses de moindre importance, ou moins urgentes. Le conseil : patience, pugnacité, engagement, respect.

 

Vous avez touché à beaucoup d’activités et de domaines différents. De quoi êtes-vous le plus fier aujourd’hui ? Et c’est quoi vos nouveaux challenges, ceux dont vous vous dites, aujourd’hui : "Ça va être chaud... mais ça vaut la peine d’essayer..." ?

Mon nouveau challenge, cest la musique, et je suis très fier de la diversité de mon parcours sportif et professionnel.

 

Un scoop, ou une info inédite sur vous, jamais révélée à personne ? ;-)

Si je ne l’ai jamais révélée à personne, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison !

 

Vos projets, vos envies pour la suite ? Que peut-on vous souhaiter ?

Musique, tournee et... merde, merde.

 

Un dernier mot ?

Merci, à bientôt et bonne écoute. ("Quand elle me..." est dès à présent disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.)

 

Gwendal Peizerat album 2

 

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