Fatiha Boudjahlat, enseignante, et secrétaire nationale du Mouvement républicain et citoyen (MRC), en charge de l'éducation, est avec Célina Pina la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République. Parmi ses chevaux de bataille : l’« égalité en droits et en dignité » des femmes, et la laïcité. Fin septembre, je l’avais invitée à coucher pour Paroles d’Actu sa réflexion, à composer un texte autour de la question suivante : « L’identité nationale, c’est la République ? ». Son texte, qui vient de me parvenir, est un manifeste passionné pour la reconstruction active d’une communauté politique des citoyens, seule capable de prévenir le fractionnement - pour ne pas dire la fracturation - de la nation à la faveur de réflexes communautaristes, sur fond de tensions volontiers attisées par des militants de tous bords (identitaires, indigénistes, et autres libéraux par dogme). Je la remercie pour cette composition, éminemment d’actualité, deux ans après le choc Charlie, et à quelques mois d’une élection présidentielle qui s’annonce certainement plus décisive que les précédentes. Permettez-moi enfin, pour cette première publication d’une année qui s’annonce décidément incertaine, de vous adresser à toutes et tous, collectivement mais personnellement, mes meilleurs vœux pour une année 2017 favorable. Nicolas Roche

 

Marianne

La Marianne républicaine, buste. Src. : Sipa/Marianne.

« L’identité républicaine,

la plus universelle des singularités »

par Fatiha Boudjahlat, le 4 janvier 2017

Un des enjeux importants de la campagne présidentielle de mai prochain résidera dans l’articulation entre identité, nation et souveraineté. La première est en général associée à l’individu, à la différence des autres, les trois sont pourtant liées. La souveraineté s’entend comme l’autorité politique exercée par la Nation. Cette autorité fonde l’identité collective du peuple en tant que Nation composée d’égaux en droits et en devoirs. En république, l’exercice partagé de l’autorité politique place l’identité du côté de la citoyenneté. Or, des forces centrifuges se combinent pour masquer le vrai enjeu de l’autorité politique partagée sous les guenilles du débat identitaire, parce que la tribu n’est pas la Nation et ne prétend pas aux prérogatives de la Nation. On retrouve aussi une question clef liée à la définition de l’identité : dans son article Identité nationale, communauté, appartenance. L’identité nationale à l’épreuve des étrangers, Pierre Lauret préfère substituer à la notion d’identité celles d’appartenance et d’identification. Mais peut-il y avoir appartenance sans sentiment d’appartenance ? Comment évoquer une identification sans modèle, éléments préexistants auxquels s’identifier ? À quel modèle ou référent s’identifier ? Enfin, la cohérence politique ne conduit-elle pas à réintroduire ce terme désuet d’allégeance ?

Les forces centrifuges

- La construction socio-culturelle de l’archipel mondial mégapolitain qui conduit à faire croire qu’il n’y a plus de différences entre les nations mais une joyeuse et festive citoyenneté mondiale ; qui exclut ceux qui n’ont pas les moyens d’intégrer ce mode de vie à haute valeur ajoutée. Comme l’écrivait le géographe Laurent Faret, nous sommes passés d’« une culture de la mobilité à un capital social du mouvement ». Et ce capital social présente les mêmes travers que le capital économique et culturel. Il est mal distribué, il distingue et favorise la reproduction sociale puisqu’il va là où il est déjà. L’altérité est niée au profit d’une nouvelle classe sociale mondialisée. Je repense à cet appel commun entre Anne Hidalgo et Saddiq Khan, se donnant comme objectif en tant que maires de leurs villes-monde de constituer des « contrepoids puissants face à la léthargie des États-nations et à l'influence des lobbys » (voir : article Le Parisien). Associer l’État-nation, dont la mention ici n’a rien d’anecdotique, cadre politique de l’intérêt général de son peuple, aux lobbys, qui défendent contre rémunération des intérêts particuliers, est surtout très significatif de cette conception politique qui fait de l’attachement à son pays et à cette forme juridique qu’est l’État-nation, un crime, un archaïsme, un passéisme. Le rêve de ces maires des villes-monde ? Obtenir une autorité politique aux dépens de l’État-nation.

« Au-dessus des identités "secondes" parce qu’individuelles

et intimes, il y a l’identité politique du citoyen »

- L’Union européenne et sa volonté d’en finir avec l’État-nation. L’Union européenne, pour reprendre la formule de l’économiste Jérôme Maucourant, c’est « une démocratie sans souveraineté ». Étienne Picard, professeur de droit public, a tenu des propos qui vont dans le même sens : « [La citoyenneté européenne] ne peut être une vraie citoyenneté dans la mesure où elle ne permet pas de participer à l'exercice de quelque souveraineté que ce soit. » Il ajoute que cette pseudo citoyenneté européenne « sert surtout les intérêts de l'UE elle-même. » Le vote devient un simple rituel sans consistance. Vite critiqué et mis à mal quand le vote n’est pas satisfaisant. Un exemple est fourni avec la politique des langues, régionales ou extracommunautaires (voir : article Le Figaro). La crispation identitaire à laquelle nous assistons se nourrit de cette perte de souveraineté, comme ces référendums dont on ne tient pas compte ou ces peuples rabroués de n’avoir pas voté comme les élites souhaitent qu’ils votent. Pierre Leuret écrit dans le même article : « Le "nous" national a pour socle véritable le partage de la souveraineté (nous qui sommes liés comme sujets de la décision, de l’attribution, de l’allocation, de la répartition). » Ce défaut d’identité par l’exercice d’une autorité politique au travers de la citoyenneté politique est surcompensé par des substituts à haute valeur ajoutée symbolique. C’est l’enjeu des passions culturelles. Ainsi, la crèche de Noël dans les lieux d’exercice du pouvoir comme les mairies, devient un marqueur culturel et civilisationnel (voir : article Marianne). Un enjeu pour des personnes que l’on ne voit pourtant guère à la messe. Ils y placent un sens, une signification qui dépassent largement l’hommage à la naissance de Jésus. Cette réaction est épidermique. Il n’est pas anodin que ce soit dans un livre intitulé Penser l’Europe qu’Edgar Morin écrive : « Nous vivons dans l’illusion que l’identité est une et indivisible alors que c’est toujours un unitas multiplex. Nous sommes tous des polyidentitaires, dans le sens où nous unissons en nous une identité familiale, une identité transnationale éventuellement, une identité confessionnelle ou doctrinaire. » Aucune référence à la citoyenneté, c’est-à-dire au moyen de sortir par le haut du débat sur l’identité, de sortir des contingences vers l’acte politique de la décision. Morin vante des identités reçues. Quand la Constitution précise que la France est une République indivisible, cela ne signifie pas qu’elle est un monolithe. Elle veut dire, et c’est le sens du terme « indivisible », qu’aucune partie de sa population ne peut s’approprier et exercer seule l’autorité politique. L’identité doit être indivisible, si elle est politique et non ethnique, puisqu’aucune de nos identités reçues ne doit prétendre décider de nos choix politiques, guidés par l’intérêt général. Au-dessus de ces identités secondes parce qu’individuelles et intimes, il y a l’identité politique du citoyen. À condition que son exercice soit reconnu, ce que l’UE tend de moins en moins à faire.

« L’époque est à la valorisation de loyautés

anciennes et héritées; rien n’est moins républicain

que le multiculturalisme »

- La tentation multiculturaliste. La Nation ne reconnaît que des citoyens qui peuvent s’associer. L’époque est à la valorisation de loyautés anciennes et héritées : le bled, la tribu, le régionalisme. Rien n’est moins républicain que le multiculturalisme. La République, c’est un Droit et des principes qui s’appliquent sur un territoire. Pour la France, ce territoire comprend la métropole et les outremers. Le multiculturalisme est la traduction juridique de la différentiation culturelle et ethnique des droits : c’est la juxtaposition sur un même territoire de droits différents obtenus à par l’appartenance et donc l’allégeance à une communauté. C’est la personnalité des lois qui existait à l’époque de Clovis. Selon le philosophe Alain Renaut, le multiculturalisme revient à « introduire un autre sujet de droit que le sujet individuel et à mettre la reconnaissance de ce dernier en concurrence avec celle d’un autre porteur de droits (la communauté de culture et de traditions) vis-à-vis duquel il devient possible de relativiser la valorisation absolue des libertés individuelles »*. La reconnaissance de l’individu comme porteur et donc comme sujet de droit passe alors par l’appartenance à une communauté et non par l’appartenance à la Nation. Nous sommes dans la situation paradoxale de l’hyperinflation de demandes de reconnaissance communautaire, d’exercices de libertés, ce qu’est un droit, tout en contestant la territorialité du Droit et donc sa vocation universelle.

* Conférence donnée en 2002 dans le cadre de l’Université de tous les savoirs.

Identification et appartenance

« En république, j’embrasse l’héritage, glorieux ou infâme »

En république, je peux affirmer que mes ancêtres sont gaulois. Ou plus exactement, celtes. Il ne s’agit pas de l’identité comme substance, mais d’identité comme filiation historique, c’est-à-dire un lien assumé qui lie dans le présent une communauté politique. Tout comme je peux défendre la laïcité et ne rien trouver à redire aux jours fériés chrétiens. C’est tout le sens de l’héritage, notion qui semble contaminer l’identité, en la plaçant du côté du passé, de la rapine, de la prédation, du privilège, de la fermeture. En république, j’embrasse cet héritage, glorieux ou infâme. Il y a une histoire, un patrimoine culturel historique dont il faut tenir compte. La Loi de 1905, tout comme les droits civils, n’abolissent pas le passé, pas plus qu’ils n’abolissent la mémoire et la notion d’héritage. Les derniers arrivés sont nouveaux. C’est le sens du « Après-vous » du philosophe Lévinas, un « Après-vous » d’ordre éthique. Je ne suis pas la première, et donc je ne suis pas la seule, et je n’ai pas à contraindre les autres avec mes exigences individuelles. La société n’a pas à prendre en compte toutes les revendications communautaires au nom de cet égalitarisme qui s’avilit en relativisme et équivalence anhistoriques. On ne peut mettre sur le même plan historique et légal l’Aïd, Roch Hachana et Noël. Sauf à basculer dans un relativisme culturel que les extrémistes religieux appellent de leurs vœux : tout se vaut, toutes les fêtes se valent. Dans ce rêve des communautaristes, mais aussi des libéraux à l’anglo-saxonne (concept de Big Society par exemple), ce n’est plus l’État qui garantit ces droits ou une protection sociale à chaque individu. Il s’en sera déchargé sur la communauté d’appartenance. C’est moins coûteux et assure à la communauté un prestige garant de son pouvoir sur l’individu. Protection, droits, distinction, l’identité se décentralise et se dépolitise, aussi bien que les compétences.

« Le patriotisme, sentiment qui n’a rien de vulgaire,

n’exclut que ceux qui le méprisent et s’y opposent »

Ce qui concourt à une course à l’échalote identitaire est la surcompensation du relativisme qui fait croire que notre pays n’est qu’un bac à sable sur laquelle se succèdent des peuples, de manière cyclique. Parce que le grand-remplacement, c’est dans la tête. Quand on dénie aux Français le droit de se sentir français, c’est-à-dire de se prétendre différents des autres nations, quand on leur dénie le droit de vouloir s’inscrire dans une filiation, on abandonne aux identitaires ce sentiment légitime qui lie un peuple à son territoire et à son histoire, ce qu’est le patriotisme. Cet attachement n’a rien de vulgaire, de dangereux. Il n’exclut que ceux qui le méprisent et s’y opposent. Cette filiation n’est pas que verticale, nous reliant au passé, elle est aussi horizontale et nous lie aux autres, ce que j’ai appelé le compatriotisme. Reconnaître en l’autre, ce compatriote politique, égal en droits et en devoirs, dont la Nation nous rend responsable, l’empathie ne repose pas alors sur la ressemblance physique, épidermique, patronymique : c’est l’identification à des valeurs, à un patrimoine politique commun. Elle est politique et s’oppose aux métastases de l’identité, à savoir l’obsession ethnique et biologique, que l’on retrouve aussi bien dans la doctrine indigéniste portée par le PIR (le parti des Indigènes de la République, ndlr), que dans celle portée par les identitaires d’extrême-droite.

On fustige le passéisme, l’héritage, mais on aime le muséifier, on s’offusque de l’œuvre de destruction menée par l’État terroriste Daesh. En détruisant les vestiges de pratiques religieuses autres que musulmanes, Daesh ne cherche pas seulement à frapper de stupeur nous autres européens si prompts à muséifier ce passé. Il cherche à abolir l’histoire, l’historicité des peuples, le passé, la mémoire d’une religiosité antérieure à leur vision de l’islam. Il y a une antériorité chrétienne en France. La prise en compte de cette antériorité ne fait pas de moi une chrétienne, je ne recherche pas la transplantation d’un nouvel ADN viking. Par la laïcité et les vertus républicaines d’une nation politique, j’embrasse cet héritage pour ce qu’il est. Le signe que le monde existait avant moi et que l’histoire ne commence pas avec mes revendications.

Identité, nationalité, allégeance

Etre français, et cela désespère les identitaires, c’est d’abord être de nationalité française. La nationalité est selon Patrick Weil, ce qui définit « le lien qui relie par le droit un État à sa population ». La nationalité est donc d’abord du droit, elle consiste en un ensemble de procédures juridiques et administratives qui ont évolué au cours du temps et au gré des intérêts bien compris des gouvernements, jusqu’à associer au droit du sang au droit du sol*. Les identitaires fustigent les « Français de papier », qui ne seraient pas assez français selon leurs critères biologiques. Mais il faut se poser une question : ces procédures purement administratives et juridiques suffisent-elles dans ce contexte d’inflation des revendications communautaires  ?

* Intégrant très vite, nous dit P.Weil, celui du mariage et même de la naturalisation, dont le principe est attesté depuis le XIVe et devenu à partir de François 1er un privilège exclusif du Roi, au travers de « lettres de naturalité ».

La nationalité sans sentiment d’appartenance ne peut que conduire à un consumérisme légal : ne faut-il pas un lien affectif, qui nous fera vivre dans notre pays en coresponsabilité, et non en usufruit, ce bail qui permet de se servir d’un bien, la France, ou d’en percevoir les revenus ou les prestations ? On ne peut considérer son pays comme un guichet de services et de prestations. Et les indigénistes qui méprisent l’attachement à la France valorisent l’attachement au pays d’origine, dans un paradoxe hypocrite : mépriser et refuser tout lien affectif avec le pays de naissance et de vie, valoriser le lien avec le pays des vacances. On retrouve d’ailleurs la notion d’appartenance, positive aussi longtemps qu’elle ne concerne pas la France. Ainsi, Houria Bouteldja, ex-porte-parole du Parti des Indigènes de la République écrit (Les Blancs, les Juifs et nous, vers une politique de l’amour révolutionnaire, Éditions La Fabrique, 2016) : « J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam. (…) Ô mes frères mes sœurs, des Français je suis dégouté. J’accepte de ne porter qu’un tricot mais je ne veux pas qu’on m’appelle "bicot". (...) Ô mon Dieu, ma foi est meilleure que la leur. Celui qui critique le pays, que la rivière l’emporte. » Le sentiment d’appartenance n’existe pas sans l’allégeance.

« Ne laissons pas la communauté des "semblables"

l’emporter sur la communauté des "égaux" »

Si cette allégeance ne va pas à la République, parce que nous vivons en France, et que le régime républicain fait de nous des citoyens égaux en droits et en droits, à qui va-t-elle ? Quelle communauté en deviendra-t-elle la récipiendaire ? Ce sera celle des semblables si on renonce à celle des égaux. Et cette bien cette disposition qui fait de la République le régime honni par les identitaires et les indigénistes. Vous n’êtes pas plus et pas mieux français en étant blanc, vous n’êtes pas moins français en étant noir ou musulman. C’est toujours l’identité politique qui intègre le mieux puisqu’elle repose sur des actes, et des décisions, pas sur des contingences de naissances. Houria Bouteldja écrit dans le même livre : « Le projet égalitariste n’est qu’un projet intégrationniste qui ambitionne de faire de nous des Français comme les autres dans le cadre de la nation impérialiste. » Ce processus d’identification ne relève pas de l’impérialisme à l’intérieur de nos frontières. C’est la condition sine qua non de l’existence d’une communauté nationale.

« Dans notre république, nous espérons le compatriotisme

mais nous ne l’exigeons et ne l’enseignons plus »

Mme Bouteldja poursuit : « Nous participons à l’élaboration de la norme identitaire et par là de la remise en cause du pacte républicain qui est aussi un pacte national-racial. » Mais qui parle le plus de race, si ce n’est les indigénistes et les identitaires ? Comment parler de pacte national-racial quand le pacte républicain repose d’abord sur des valeurs que l’on juge et que l’on veut universelles ? C’est-à-dire s’adressant à toutes les femmes et à tous les hommes sur notre territoire ? Dans notre république, nous décorrélons ces valeurs de la couleur, du sexe, de la sexualité, de la communauté, des croyances et des incroyances, des pratiques religieuses, des convictions philosophiques. Et c’est ce modèle que nous proposons aux étrangers, à nos conditions, parce qu’il est légitime que le pays accueillant en pose. Mais nous avons négligé de les enseigner à ceux nés en France. Nous ne traitons pas les Français comme des étrangers, ce qui est normal mais insuffisant face à l’offensive des indigénistes et des islamistes qui proposent une autre allégeance, et face au cynisme libéral à l’origine, selon le philosophe Michael Walzer cité dans l’article de Pierre Lauret, d’une « fiction de l’individu libéral désaffilié, qui se pense sur le mode d’une marchandise  sur le  marché mondial. » Il ne saurait y avoir de citoyens détachés comme il y a les travailleurs détachés. En évoquant l’impérialisme de la France parce que l’État prétend ne pas s’abîmer dans le communautarisme et le multiculturalisme, Mme Bouteldja fait des natifs de France des immigrés à perpétuité, des étrangers dont Michael Walzer, nous dit que l’accueil « réactive donc toutes nos identités et les met en débat. L’épreuve de l’étranger révèle que notre identité distinctive présente et à venir est à la fois une question et un enjeu. » Dans notre république, nous espérons le compatriotisme mais nous ne l’exigeons pas, pas plus que nous ne l’enseignons. L’identité est une question et un enjeu et jouera un rôle clef lors des prochaines échéances électorales.

Avec les attentats, les procès en impérialisme et en islamophobie, notre république a subi un stress-test d’une ampleur inédite, qu’elle a réussi. Ce qui prouve bien l’actualité, l’utilité et la réalité de notre pacte républicain. Mais sans souveraineté recouvrée et sans compatriotisme assumé et enseigné, l’identité n’est plus politique et s’abîme alors dans l’ethnique et le culturel tribal.

 

Fatiha Boudjahlat

Fatiha Boudjahlat, enseignante et secrétaire nationale du Mouvement républicain et citoyen (MRC),

en charge de l'éducation, est avec Célina Pina la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République.

 

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