Le Président de la République François Hollande a nommé le 15 mai son Premier ministre, M. Jean-Marc Ayrault. La liste des membres du gouvernement (dont Najat Vallaud-Belkacem, qui avait répondu à mes questions à l'automne dernier) et a été rendue publique hier, le 16. Mais l'exécutif, bien loin de se reposer sur les lauriers de sa victoire, va devoir dès maintenant mener une nouvelle bataille décisive : celles des législatives. Et pour cause : sans majorité à l'Assemblée nationale, le président disposerait de marges de manoeuvre très réduites pour mettre en application les différentes mesures de son agenda. Une droite unie majoritaire en sièges ferait voler en éclat ce gouvernement. La gauche souhaite amplifier la "vague rose" du 6 mai. La droite appelle les Français à ne pas "donner tous les pouvoirs" au Parti socialiste, et se prend à rêver à une nouvelle cohabitation. La chambre basse sera renouvelée les 10 et 17 juin. J'ai décidé de donner la parole à cette occasion à quelques candidats. Le premier s'appelle Grigori Michel, il souhaite remporter le siège de la 6ème circonscription de la Haute-Garonne. Il est soutenu notamment par le Nouveau Centre (voir : l'interview d'André Santini en février). Il a 21 ans. Une exclusivité Paroles d'Actu, par Phil Defer.  EXCLU

 

 

ENTRETIEN EXCLUSIF - PAROLES D'ACTU

GRIGORI MICHEL

Candidat dans la 6ème circonscription de la Haute-Garonne
 

"Il faut porter un langage de vérité"

 

Grigori Michel

(Photo fournie par M. Grigori Michel)

 

 

Q : 14/05/12

R : 17/05/12

 

 

 

Paroles d'Actu : Pourriez-vous, Grigori Michel, vous présenter ? Qu'est-il utile, intéressant de savoir vous concernant ?

 

Grigori Michel : Tout d’abord, j’ai 21 ans. Je suis actuellement en train de finir des études en master comptabilité et contrôle de gestion. Ensuite, je suis le président d’une association d’étudiants.

 

Dans le cadre de mon engagement associatif, j’ai été élu au conseil d’administration de l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises).

 

 

PdA : Quel est le cheminement personnel qui vous a conduit à vous engager en politique et être aujourd'hui candidat à un siège à l'Assemblée Nationale ?

 

G.M. : Ma volonté de m’investir pour notre société, pour les générations à venir, guident mon engagement en politique. Ma génération n’a pas connu les Trente Glorieuses, nous n’avons pas connu non plus le plein emploi.

 

Il est temps pour nous de nous battre pour que la jeunesse et les générations à venir soient prises en considération. Je pense et je suis convaincu que cette bataille doit passer par un engagement citoyen tel que la politique et l’associatif.

 

 

PdA : Quelques mots sur la circonscription que vous souhaitez représenter pendant cinq ans ?

 

G.M. : Je me présente sur une circonscription rurale, agricole et péri-urbaine. Les attentes ne sont pas les mêmes en fonction de la zone habitée. Toutefois, je suis heureux de pouvoir trouver des points de convergence entre les uns et les autres.

 

 

PdA : Quelles sont les personnalités, célèbres ou non, vivantes ou non, françaises ou non, qui vous poussent, vous inspirent ? Qui constituent, en quelque sorte, "votre" Panthéon des grands hommes... et des grandes femmes ? Pourquoi ?

 

G.M. : Tout d’abord, je pense à Valéry Giscard D’Estaing qui a été le plus jeune président de la République française. Il a été aussi un grand réformateur.

 

Ensuite, je pense à Hervé Morin qui m’inspire au quotidien dans mon approche de la politique.

 

Je pense également à Barack Obama qui a eu le courage d’engager des réformes nécessaires pour son pays mais difficiles.

 

 

PdA : François Hollande vient d'être élu président de la République. Comment avez-vous vécu cette présidentielle ? Des réformes institutionnelles, notamment, touchant à l'organisation du pouvoir, vous paraissent-elles souhaitables ?

 

G.M. : François Hollande a été élu avec une importante participation des Français à ce scrutin. Toutefois, je ne crois pas en un vote d’adhésion au programme du candidat socialiste mais plutôt à un vote contre le président sortant.

 

De plus, je fais le constat que le paysage politique s’appauvrit face à ce bipartisme. Je pense qu’il est nécessaire de réintroduire une part de proportionnelle aux élections législatives afin que l’ensemble des sensibilités politiques puissent s’exprimer à l’Assemblée nationale. Il n’est pas normal que, dans une démocratie comme la nôtre, des citoyens ne soient pas représentés.

 

 

PdA : Comment concevriez-vous votre charge de député si vous étiez élu ? Sur quels critères devrions-nous, dans cinq ans, vous juger ?

 

G.M. : Tous les jours, je suis à la rencontre des citoyens en organisant des réunions publiques et en faisant du porte à porte. Tous les jours, je les écoute. Les Françaises et les Français ont besoin de s’exprimer.

 

Ils ont également besoin de réponses. C’est le devoir et la responsabilité des élus et des candidats d’aller à leur rencontre. Il est fini le temps où les politiques ergotaient entre eux derrières des bureaux. Je pense que l’on doit être évalué sur sa capacité à représenter les Françaises et les Français, par la présence à l’Assemblée nationale lors des débats et des commissions, et par la façon d’organiser la vie citoyenne sur sa circonscription notamment en sensibilisant les électeurs sur les lois votées et les rapports de commissions.

 

 

PdA : Finalement, pourquoi les électeurs de votre circonscription devraient-ils voter pour vous ?

 

G.M. : Les Françaises et les Français ont besoin de personnes qui incarnent une nouvelle façon de faire la politique. Il s’agit tout d’abord d’être proche des citoyens, sympathisants ou non. Ensuite, il faut porter un langage de vérité. La démagogie nuit à la politique et à l’institution républicaine. Je m’engage dans ce sens. De plus, ils ont besoin de changement. Ce changement s’exprime par la jeunesse.

 

 

 

Merci à Grigori Michel pour les réponses qu'il a accepté de me faire parvenir très rapidement. Bon courage, beau parcours ! Phil Defer

 

 

 

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Le site de campagne de Grigori Michel

 

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Modification de la présentation de l'article le 21 juin 2012

 

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