Mickaël Camilleri n'a pas vingt ans lorsqu'il décide de s'engager en politique. La révélation, il la doit à un homme : Nicolas Sarkozy. Le futur candidat à la présidence de la République exalte le mérite, la possibilité de s'élever dans la société pourvu que l'on s'en donne la peine. Un discours qui touche au coeur ce jeune biterrois issu d'une famille modeste. La volonté, il l'a. Il en est sûr, il y arrivera... Il adhère à l'UMP en 2006. Parallèlement à ses études, brillantes, il s'implique sans compter dans la vie militante du parti du président. Une amitié teintée d'une admiration mutuelle le lie à Benjamin Lancar. Ils s'allient et se fixent pour objectifs de structurer la jeunesse, de former les futurs cadres de la droite. Préparer l'avenir... Lancar est à la tête des Jeunes populaires depuis 2008. Mickaël Camilleri a la charge, à ses côtés, de "la Formation et du maillage territorial". Les désillusions du printemps 2012 digérées, son cheval de bataille, c'est désormais la "reconquête militante". Sa fidélité à Sarkozy est plus forte que jamais mais, prenant acte de son retrait, il choisit de se ranger derrière François Fillon dans la lutte pour la présidence de l'UMP. Copé ? Fillon ? Le 18 novembre, les militants trancheront. Merci, Mickaël Camilleri, d'avoir répondu à mes questions. L'interview confession d'un citoyen dont on n'a sans doute pas fini d'entendre parler... Et six mois après l'élection de François Hollande, une intervention "coup de poing". Une exclusivité Paroles d'Actu. Par Phil Defer.  EXCLU

 

 

ENTRETIEN EXCLUSIF - PAROLES D'ACTU

MICKAËL CAMILLERI

Délégué National Jeunes Populaires en charge de la Formation et du maillage territorial

Membre fondateur des "Jeunes avec Fillon"

 

"François Hollande, nous ne

 

voulons pas de votre France !"

 

Mickaël Camilleri

(Photos fournies par Mickaël Camilleri)

 

 

Q : 17/07/12

R : 08/11/12

 

 

 

Paroles d'Actu : Pourriez-vous vous présenter en quelques phrases ? Qu'est-il utile, intéressant de savoir vous concernant ? (ce que vous faites, aimez, vos références dans la vie, ce qui vous a conduit à vous engager...)

 

Mickaël Camilleri : Je suis originaire de Béziers, dans l’Hérault. C’est tout naturellement dans ce beau département de l’Hérault que j’ai décidé, dès 2005, de débuter mon engagement politique. A la base, rien ne me prédestinait à la politique : aucun antécédent familial, aucune relation particulière, aucune ressource à disposition, j’ai dû démarrer de zéro.

 

C’est justement mon origine familiale très modeste qui m’a convaincu, très tôt, de m’engager en politique aux côtés de la droite républicaine. Je viens de quartiers où la France achète le silence des plus démunis à coup d’allocations ! Ayant toujours été entouré durant mon enfance de « bénéficiaires » de minima sociaux, j’ai eu l’occasion, tous les jours renouvelée, de m’apercevoir ô combien ce système, loin d’aider ses destinataires, les enfonçait en réalité dans une situation de dépendance totale, pouvant provoquer chez nombre d’entre eux un sentiment d’inutilité sociale allant même jusqu’à une certaine forme de reniement de soi. Ne sachant plus pourquoi ils se lèvent le matin, étant réduits, par un système qui les étouffe, à une simple main tendue, la France croit les aider en leur versant, chaque mois, une sorte d’obole institutionnalisée… En réalité, elle leur enlève, chaque jour un peu plus, le seul bien restant à ceux qui n’ont plus rien : leur dignité de personnes capables de s’en sortir par elles-mêmes.

 

Cet « État-Providence » là n’est en rien providentiel. Il est aliénation et déliquescence. Il est avilissant et inhibant. Et, dans cette réalité là, ce ne sont nullement les femmes et les hommes qui en « bénéficient » qui sont à combattre ou à vilipender, ce sont plutôt ceux qui, par idéologie, folie ou démagogie, ont eu le tort terrible de ne leur proposer que ce système.

 

C’est contre ce système que j’ai décidé de m’engager en politique, contre cette politique d’assistanat généralisé qui enferme et détruit. Lorsque j’ai vu émerger dans le débat politique français un homme souhaitant « refaire de la valeur travail le socle de notre pacte républicain », voulant « faire de la méritocratie républicaine la voie d’ascension légitime de tous ceux qui s’en donnent les moyens, alors je n’ai pas hésité une seule seconde ! Cet homme-là s’appelait Nicolas SARKOZY, j’avais 19 ans.

 

 

PdA : Quel bilan faites-vous de la présidence de Nicolas Sarkozy ?

 

M.C. : La Présidence de Nicolas SARKOZY nous a appris la signification d’un mot, d’une valeur : le COURAGE ! Courage contre les immobilismes, courage contre les conservatismes, courage contre toutes les formes de fatalisme. Car Nicolas SARKOZY ne nous a pas seulement rendus fiers des valeurs qui sont les nôtres – le travail, la liberté, la Nation, la responsabilité individuelle -, il nous a également transmis une « certaine idée de la France » comme d’autres ont pu dire avant nous, et surtout une certaine manière de s’engager pour son pays : s’engager pour des valeurs trop souvent niées ou conspuées, s’engager pour une Nation à laquelle on doit tant - et surtout moi qui ai toujours été boursier -, s’engager face à tous les Cassandre et les déclinologues qui nous président et nous expliquent à longueur d’articles en quoi la France est un pays fini, mais en quoi ils sont les premiers à en revendiquer encore et toujours les privilèges d’un autre temps !

 

Au final, pour moi comme pour de nombreux militants qui se sont éveillés à la politique grâce à Nicolas SARKOZY, son action en tant que Président de la République fut en quelque sorte une école de vie. Une école où nous avons appris à nous battre pour nos convictions, une école où, surtout, nous nous sommes engagés dans quelque chose de plus grand que nous, de plus grand que nos petites vies et de nos petits problèmes. Ce quelque chose s’appelle la France !

 

À cette école du courage qu’était Nicolas SARKOZY Président de la République, j’étais fier de me battre, à mon petit niveau, pour voir nos universités enfin réformées avec la LRU, pour voir le travail payer plus que l’assistanat avec le RSA, pour voir une France écoutée et respectée dans le monde, que ce soit à la tribune de l’ONU ou à Bruxelles, etc. L’Histoire jugera le bilan de Nicolas SARKOZY, pas les commentateurs. D’ores-et-déjà, une majorité de Français le regrettent : je suis le premier d’entre eux !

 

 

PdA : Comment avez-vous vécu sa défaite du 6 mai, et comment l'expliquez-vous ? Quelles leçons tirez-vous de ces échecs électoraux de 2012 ?

 

M.C. : Comme nombre de mes ami(e)s engagé(e)s, j’étais à la Mutualité ce soir du 6 mai 2012. Certains diront que j’ai été naïf, mais j’y ai sincèrement cru jusqu’à la toute dernière seconde. J’étais convaincu que les Français avaient compris, qu’ils ne se laisseraient pas embobiner par le discours démagogique de François HOLLANDE. J’ai eu tort.

 

À 20h01, je n’ai pu retenir mes larmes. Quand une journaliste de Marianne est alors venue me demander, un sourire en coin, si j’étais déçu, question aussi stupide que provocante dans un tel moment, j’avoue l’avoir sérieusement rembarrée, y voyant là l’ultime pied de nez d’une certaine presse qui a tant fait pour voir son champion accéder à la Présidence.

 

Je ne suis cependant pas amer de cet épisode. Quand on est démocrate, il faut savoir accepter les règles et les résultats de la démocratie. Je remarque seulement qu’on nous annonçait une Bérézina électorale, nous avons eu une défaite de justesse. On nous annonçait une fin de règne morne et acerbe, nous avons eu un Nicolas SARKOZY plus digne et flamboyant que jamais ! Lors de son discours d’au revoir (je me refuse à dire d’adieu), je me suis senti plus sarkozyste que jamais.

 

« Soyons dignes, soyons patriotes, soyons Français » : cet appel restera pour moi comme une véritable ligne de conduite adressée tout particulièrement à nous, les jeunes, qui allons devoir continuer son œuvre. C’est en outre la meilleure réponse à tous ceux qui inlassablement, pendant 5 ans, ont tenté de nier la stature présidentielle de Nicolas SARKOZY. En faisant preuve d’autant de recul, d’autant de sérénité, d’autant de conviction, Nicolas SARKOZY n’a pas seulement montré qu’il fut un grand Président, il a montré qu’il incarnait à lui tout seul la fierté d’être Français ! Et au travers lui, nous l’avons tous ressenti ce soir du 6 mai ; ce fut probablement la meilleure chose qu’il pouvait nous laisser en héritage.

 

Finalement, ce 6 mai fut un rendez-vous manqué avec l’Histoire, comme les Français en ont eu si souvent le secret au fil des siècles. Ce 6 mai aurait pu inscrire dans le marbre la volonté de ce pays d’aller de l’avant, de se réformer, pour prendre de nouveau la place qui doit être la sienne ; ce fut finalement la victoire des petits arrangements entre camarades et corporatismes de tous poils. Ce fut finalement la victoire de la peur : peur de changer, peur de s’adapter, peur de grandir !

 

 

PdA : Avec le recul, avez-vous des regrets par rapport à cette campagne ? Certaines choses auraient-elles dû être faites différemment ? Avez-vous toujours été totalement à l'aise avec la campagne menée ?

 

M.C. : Vu notre point de départ, nous ne pouvons être qu’admiratifs du travail mené sans relâche par les militants et en particulier par le premier d’entre eux : Nicolas SARKOZY. Personnellement, je ne fais pas partie de ceux qui se permettent de juger a posteriori. Je suis également choqué par tous ceux qui ont réclamé un droit d’inventaire du sarkozysme et en particulier de cette dernière campagne. Je n’ai jamais compris comment des personnalités de notre famille politique ont pu se laisser prendre au vieux piège mitterrandien de la « droitisation » : assumer ses convictions, avoir le courage de proposer des solutions fortes, c’est se droitiser ? Non, c’est prendre le risque de la vérité, même si celle-ci dérange ou fait mal, au détriment de la facilité.

 

Au final, cette campagne a été l’occasion de se rendre compte à quel point le « logiciel » intellectuel de gauche, en place depuis les années 1980, est solidement ancré dans notre pays. Un logiciel qui veut qu’on ne puisse pas parler d’assistanat sans être insultant envers les plus démunis, qui veut qu’on ne puisse pas parler d’immigration sans être taxé de racisme, qui veut qu’on ne puisse pas aborder la question de la sécurité sans être caricaturé en dictateur liberticide.

 

Ce logiciel a sa logique propre. Il a également son langage propre : un vocabulaire politiquement correct inondant les média qui nous imposent quoi dire et surtout, quoi penser. Un logiciel qui détermine à lui seul la référence du bien (la solidarité forcée, le multiculturalisme bienheureux, le laxisme de fait, la tolérance à tous les étages) et du mal (le libéralisme, forcément « néo » ou « ultra », la sécurité, forcément « répressive » et « aveugle », l’entreprise, forcément « exploitante » et « aliénante », la famille, forcément « dépassée » et « inadaptée », etc.). Et tous ceux qui oseraient transgresser cette pensée unique subiront les foudres impitoyables de SOS Racisme, de la Licra, des associations gay, de « gens du voyage », des sacro-saints syndicats, des intellectuels autoproclamés, etc.

 

Nicolas SARKOZY a dû se battre seul contre tous ces agents de l’immobilisme, du conservatisme. Il a dû endosser le rôle, forcément ingrat, du réformateur. Donc non, je n’ai pas de regret. Je n’ai pas de regret car j’ai été aux côtés d’un homme contre lequel tout avait été déployé et qui a pourtant tenu bon, jusqu’au bout ! Surtout je n’ai pas de regret car Nicolas SARKOZY a eu raison d’assumer le positionnement qui a été le sien. Car ce logiciel de gauche a une autre fonction, beaucoup plus pragmatique au service de nos camarades socialistes et syndiqués : diaboliser les idées de droite jusqu’à ce que la droite elle-même les renie, les laissant ainsi à disposition du Front National. Ce vieux piège, mis en place par François MITTERRAND, qui a créé de toutes pièces Jean-Marie LE PEN pour affaiblir le RPR et l’UDF de l’époque, est devenu aujourd’hui un poison si fort pour l’UMP qu’il dépasse, à n’en point douter, toutes les attentes de son créateur. En 30 ans, ce poison a fait perdre à la droite toutes les régions, la majorité des départements et des grandes villes, le Sénat et l’Assemblée ! Le seul qui ne s’est pas laissé administrer ce poison, c’est Nicolas SARKOZY : il a eu raison !

 

 

PdA : Qu'est-ce qui vous révolte, vous donne envie d'agir dans le monde d'aujourd'hui ?

 

M.C. : De manière générale, je ne sais rester spectateur devant les événements : j’ai besoin d’en être acteur ! Car je ne fais pas partie de ceux qui se satisfont de ronchonner dans leur coin sans jamais avoir le courage de porter sur la place publique leurs griefs. C’est finalement cela l’engagement politique : ne pas en rester à la critique stérile, mais avoir le courage de construire.

 

J’ai déjà explicité plus haut le scandale insidieux que constitue pour moi la politique d’assistanat généralisé à laquelle se livre notre pays depuis 30 ans. Une politique qui, sur la base de bons sentiments, empêche en réalité toute chance d’aboutir aux résultats qu’elle s’était fixée : on ne favorise pas le retour à l’emploi, on enfonce dans l’« inemployabilité » en s’obstinant dans une indemnisation passive sans contrepartie ni formation qualifiante ; on ne consent pas les moyens d’une vie digne, on nie la dignité même des individus en ne leur donnant pas l’opportunité de subvenir par eux-mêmes à leur propre existence. Ce scandale n’est pas seulement social, il est également psychologique pour ses « bénéficiaires ».

 

Ce scandale est également pour moi ce qui constitue aujourd’hui l’un des principaux déterminants du Front National. Certes, le vote Front National est encore sûrement déterminé par des considérations liées à l’immigration dans l’imaginaire collectif de ceux qui ont fait ce choix. Mais ce vote est à mon sens aujourd’hui la résultante d’une réalité beaucoup plus quotidienne, beaucoup plus pragmatique. Quand dans un même immeuble HLM, vous avez du côté droit du pallier, un SMICard qui se lève à 6h du matin, bosse 8h par jour et ne touche aucune aide, voire est fortement taxé via la CSG, la taxe d’habitation, l’impôt sur le revenu, etc. et du côté gauche du pallier, quelqu’un qui ne se lève pas forcément pas le matin, qui ne cherche pas ardemment un emploi, qui touche quasiment autant que son voisin en cumulant le RSA, la CMU et sa complémentaire, l’allocation logement à taux plein, les bourses pour les enfants, la gratuité des transports, cantines, etc., comment ne pas comprendre que le premier en est assez et vote, en signe de protestation contre un système qui lui demande tant et lui rend si peu, pour le Front National ?

 

C’est à mon sens sur cette thématique centrale de l’assistanat que la droite républicaine doit aujourd’hui avoir un discours fort et audible. À défaut, elle laissera un boulevard au Front National qui, aujourd’hui comme hier, s’est toujours nourri de ces scandales du quotidien. Je me souviens qu’après Nicolas SARKOZY, le second à avoir eu un discours tout à fait déterminé en la matière s’appelait Laurent WAUQUIEZ. Là encore, quels procès ne lui a-t-on pas fait ? « Cancer de la société », mon Dieu, indignation ! Cris d’orfraies d’autant plus hypocrites qu’ils feignaient de croire qu’il n’était pas question des personnes vivant de ce système, qui en sont bien sur les premières victimes, mais le système lui-même qui crée plus de pauvreté qu’il n’en réduit. Cris d’orfraies d’autant plus insidieux que le procès sur la forme permettait ainsi de délégitimer toute action sur le fond avant même d’avoir pu en débattre. Là encore, le logiciel de gauche en action… Pourtant, ce cri d’alarme de l’ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur n’était en rien fait pour montrer du doigt, mais bien pour proposer : limitation de tous les minima sociaux à 75% du SMIC, 7h de travail pour la collectivité en juste retour de l’aide que celle-ci vous apporte, etc.

 

Aujourd’hui, pour toutes ces raisons et parce que j’ai de la mémoire, je soutiendrai lors de notre Congrès la motion Droite Sociale présentée par Laurent WAUQUIEZ.

 

 

PdA : Que vous inspire la situation de notre pays ?

 

M.C. : La direction que prend notre pays depuis quelques mois m’inquiète profondément. A peine sorti de mes études, j’espérais entrer dans un monde professionnel valorisant l’initiative, la prise de risque, l’engagement citoyen. Je me retrouve dans un pays crachant sur ses entrepreneurs, étouffant les créateurs d’emploi, faisant la chasse aux sorcières aux reliquats du sarkozysme. Il ne fait pas bon être entrepreneur aujourd’hui en France, il ne fait pas bon d’être de droite non plus !

 

Le matraquage systématique des classes moyennes auquel se livrent avec méthode François HOLLANDE et Jean-Marc AYRAULT ne pourra conduire qu’à une révolte de cette majorité silencieuse, qui finira par en avoir assez de toujours payer pour un système dont elle ne profite pas ! Elle finira par en avoir assez d’alimenter ce tonneau des Danaïdes, nourrissant chaque mois toujours plus d’intérêts particuliers, toujours plus de corporatismes ! Elle finira par en avoir assez d’être seule à porter à bout de bras un pays à un bout de souffle, se préoccupant constamment davantage de ceux qui en réclament toujours plus, tout en ignorant ceux sur lesquels tout repose. Le jour où cette majorité silencieuse d’employés, d’ouvriers, d’artisans, de professions libérales, d’agriculteurs, de commerçants, de cadres, en aura assez d’être les dindons de la farce et aura décidé de le dire haut et fort, j’espère que l’UMP sera à ses côtés ! Pour ma part, j’y serai. Incontestablement.

 

 

PdA : Quels sont pour la France les enjeux majeurs de cette décennie ? Êtes-vous plutôt optimiste ou pessimiste quant à notre avenir collectif ?

 

M.C. : La compétitivité de notre économie doit être la préoccupation première de nos politiques. La France ne vit pas seule. Il n’y a pas le monde d’un côté et la France de l’autre qui, seule, pourrait s’absoudre des impératifs de l’économie mondiale. Pendant que nous débattons sur le fait de travailler deux ans de plus, l’Allemagne et le Royaume-Uni mettent en place plus de flexibilité pour leurs entreprises. Pendant que nous débattons sur le fait de travailler 35 ou 39h, la Chine et l’Inde ont sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté en acceptant les règles de l’économie de marché et en devenant les ateliers du monde. Pendant que nous débattons sur le fait d’avoir 5 semaines de congés payés, les États-Unis baissent leur coût du travail et investissent massivement dans la recherche. Bref, pendant que nous parlons, d’autres agissent. Et ils agissent vite !

 

Si la France veut redevenir cette force motrice du monde, elle ne peut continuer d’ignorer le monde qui l’entoure, justement ! En outre, s’obstiner à défendre nos fameux « acquis sociaux » est le pire service que l’on puisse rendre à notre système de protection sociale. Oui, nous avons la protection sociale la plus développée et oui, nous pouvons en être fiers et vouloir la conserver. Mais ce n’est pas en refusant de l’adapter à la réalité des temps présents que nous la conserverons, nous la ferons, au contraire, imploser. Défendre efficacement notre protection sociale, c’est savoir aujourd’hui sauvegarder l’essentiel populaire et abandonner l’accessoire corporatiste : céder aux pressions de ceux qui cumulent déjà tant de privilèges, c’est assurément conduire notre protection sociale à la faillite.

 

Je suis par nature optimiste. J’ai confiance en mon pays et en la capacité des Français de se rendre compte, finalement, des nécessités de notre temps. Mais je sais que des forces adverses sont à l’œuvre et je m’inquiète pour ma génération qui, au final, devra payer pour quatre décennies payées à crédit ! Car la vérité est là, nous succédons à une génération qui s’est fait plaisir en s’octroyant une série de droits dont elle n’avait pas le premier centime pour les financer ! C’est donc à nous de payer la facture. Nicolas SARKOZY avait commencé à mener cette œuvre réformatrice destinée à réduire le fardeau pesant sur nos épaules. Aujourd’hui, François HOLLANDE nous rajoute des sacs de sable sur le dos…

 

 

PdA : Quel regard portez-vous sur les débuts du président Hollande, de l'assemblée rose et du gouvernement Ayrault ? J'imagine que votre réponse ne sera pas totalement favorable, mais y'a-t-il au moins des points sur lesquels vous considérez qu'"à la limite", de bonnes choses sont réalisées ou en passe de l'être ?

 

M.C. : Ces premiers mois ont été marqués par un amateurisme permanent qui coupe vraiment, c’est le moins qu’on puisse dire, avec l’image de la fonction présidentielle que nous avait laissée Nicolas SARKOZY : volontaire, déterminé, en première ligne. Aujourd’hui, c’est le règne de l’improvisation et du clientélisme : on remercie les écologistes en sacrifiant l’indépendance énergétique de la France pour mieux se renier, on remercie les camarades syndiqués en leur promettant un « redressement productif » pour finalement les abandonner à Aulnay, on remercie les amis enseignants en leur promettant des salles des professeurs remplies à craquer, sans s’apercevoir que c’est ainsi qu’on tuera définitivement l’Éducation Nationale, etc.

 

Au final, la Présidence de François HOLLANDE, c’est le reniement permanent. Et il ne pouvait en être autrement au regard du caractère parfaitement intenable du « programme » qu’il a proposé aux Français ! C’est pourquoi, avec un certain nombre d’amis, nous avons lancé une initiative nationale appelée « LES RENIEMENTS, C’EST MAINTENANT » compilant chaque trahison, chaque promesse non-tenue de François HOLLANDE et de son Gouvernement. Et notre matière est sans cesse renouvelée !

 

Cependant, quelquefois ce même Gouvernement a des éclairs de lucidité. Quand il se rend compte que non, on ne renégocie pas seul un traité faisant consensus chez les 26 autres. Quand il se rend compte que seule la fermeté permet de lutter efficacement contre le terrorisme. Quand il se rend compte qu’on ne gagne rien à insulter les investisseurs et les créateurs d’emplois dans ce pays. Bref, ce Gouvernement n’est jamais aussi bon que lorsqu’il essaie de faire du SARKOZY. Il essaie seulement, malheureusement…

 

 

PdA : Après la défaite, et avant la reconquête... la réorganisation. Celle d'un appareil, et celle des idées. Qui aimeriez-vous voir élu(e) à la tête de l'UMP à l'automne prochain, et pourquoi ?

 

M.C. : Je fais partir de ceux qui n’auraient pas hésité une seule seconde à soutenir de nouveau Nicolas SARKOZY si celui-ci avait décidé de se représenter à la Présidence de l’UMP. Cependant, il n’en a pas décidé ainsi. C’est son choix, nous devons le respecter.

 

Aujourd’hui, j’ai donc choisi, en conscience, de soutenir François FILLON. Pour moi, il représente le mieux l’héritage d’action sarkozyste. Face à tous ceux qui essaient de s’inventer des brevets en « sarkozysme patenté », François FILLON a été aux côtés de notre ancien Président pendant 5 ans, sans relâche, à porter toutes les réformes ambitieuses et difficiles dont notre pays avait besoin. Et même avant, puisque c’est lui qui a piloté la rédaction du projet présidentiel de Nicolas SARKOZY en 2005 et 2006. Alors que pendant tout le début du quinquennat, certains n’ont pas facilité la tâche de Nicolas SARKOZY en cherchant à ériger face à lui un véritable contre-pouvoir (« hyper-parlement », etc.), on ne peut que constater que le sarkozysme, c’est comme l’amour : plus c’est récent, plus on en parle !

 

J’ai fait le choix de François FILLON également car je reconnais en lui la même qualité que chez Nicolas SARKOZY : le courage politique. Il n’a pas hésité à dire il y a quelques années qu’il était à la tête d’un « pays en faillite ». Un discours dur certes, mais qui a le mérite de dire la vérité, en particulier à une génération comme la nôtre qui va devoir passer à la caisse pour tant de facilités payées à crédit par nos parents.

 

En outre, François FILLON a fait preuve, sans fausse promesse ni grandiloquence, d’une vraie capacité d’écoute à notre égard. Il nous avait demandé des propositions, nous les lui avons remises, et nombre d’entre elles ont été reprises, notamment sur l’impératif de formation dont nos jeunes cadres et militants ont besoin pour faire d’eux les candidats de demain et les élus d’après-demain. Sur cette thématique essentielle à la reconquête des territoires, François FILLON s’est engagé à créer des écoles de cadres décentralisées, sur le modèle de l’École de Formation Jeunes Populaires qui, depuis 4 ans, a réalisé près de 80 séminaires de formations partout en France.

 

Enfin, François FILLON est incontestablement celui qui saura rassembler notre famille politique, à l’image de l’équipe qu’il s’est constituée. Pour gagner dès 2014, nous allons avoir besoin de quelqu’un dont la voix est audible et crédible au-delà des noyaux durs militants. Pour gagner dès 2014, nous allons avoir besoin d’un homme qui sache étendre notre base électorale, en ayant à la fois un discours ferme parlant aux électeurs du Front National, sans en singer les responsables, et des propos qui n’éloignent pas de nous nos amis centristes, pouvant être tentés par l’aventure de l’UDI, si l’UMP se montre clanique.

 

Au final, François FILLON est celui qui est en capacité de préserver l’unité de notre famille politique. Cette unité doit être notre bien le plus précieux, à nous cette génération militante qui n’a connu que l’UMP, qui n’a vécu son engagement qu’au travers d’une grande famille unie de la droite et du centre. N’ayant connu ni le RPR, ni l’UDF, ni DL, il serait absurde pour nous, jeunes militants, de chercher à reproduire des querelles du passé qui ne nous concernent pas. La reconquête ne se fera que dans l’unité, ou ne se fera pas !

 

 

Mickaël Camilleri et François Fillon

 

 

PdA : Quelle doit être, de votre point de vue, la "ligne politique" de l'UMP des cinq années à venir ?

 

M.C. : L’UMP doit s’extirper du piège mitterrandien visant à la cornériser entre son extrême-droite et son centre pour mieux faire gagner la gauche. Pour cela, l’UMP devra affirmer tout simplement ce qu’elle a toujours été : un mouvement républicain, avec un discours ferme sur les questions d’immigration, de sécurité et de lutte contre l’assistanat, et une vision libérale concernant l’économie et, je le pense, les questions de société. Cette équilibre-là est à mon sens la clé pour à la fois faire revenir à la raison les électeurs du Front National, tout en cristallisant la frange centriste à l’intérieur de l’UMP, et non à l’extérieur. C’est un équilibre difficile à trouver, qui nécessitera de sortir des facilités étatistes et de ne pas sombrer dans un conservatisme sociétal dans lequel beaucoup de générations auraient du mal à se retrouver. C’est donc à la fois un combat contre le « logiciel de gauche » et ses relais médiatiques auquel l’UMP doit se préparer, mais également contre une partie d’elle-même.

 

 

PdA : Jusqu'où, et sur la base de quels piliers programmatiques, la majorité bleue de demain aura-t-elle vocation à s'étendre ? Quid d'un hypothétique rapprochement avec le Front national ?

 

M.C. : La droite n’a pas à renier le pacte de valeurs qui l’unit aux Français, elle doit au contraire l’affirmer ! Travail, mérite, Nation, liberté, responsabilité individuelle ne sont pas des valeurs has-been : elles sont plus que jamais d’actualité. Dans une époque où les Français semblent en perte de repères, notre mission doit être de redonner du sens à l’action politique : s’extirper des débats de technocrates, pour faire de la pédagogie auprès de la population. Une pédagogie d’abord axée sur les valeurs.

 

Pourquoi refiscaliser les heures supplémentaires est-ce une atteinte à la valeur travail, en plus d’un non-sens économique ? En quoi une immigration incontrôlée ou laxiste menace-t-elle notre Nation ? Pourquoi la liberté de créer, et de réussir, est-elle mise à mal par les projets de fiscalité confiscatoire du Gouvernement ? Pourquoi l’assistanat détruit-il la signification même de la notion de responsabilité individuelle chez un nombre grandissant d’individus ?

 

Il ne s’agit pas de sujets de dissertations. Il s’agit de problématiques on ne peut plus concrètes dont c’est à nous d’expliciter les tenants et les aboutissants. Nous devons réintroduire dans l’esprit des Français des marqueurs culturels forts : c’est ainsi que nous lutterons contre ce logiciel de gauche omniprésent. Il ne s’agit pas de prosélytisme idéologique, mais de pédagogie de conviction. Des convictions qui permettront aux Français, le moment venu, de ne plus refaire la même erreur quand bientôt des nouveaux « programmes » démagogiques et irréalistes leur seront présentés.

 

Pour ce faire, nul besoin de s’allier avec le Front National. D’ailleurs, quelle logique à s’allier avec des individus qui œuvrent tous les jours à notre perte ? Marine LE PEN croit pouvoir devenir le leader de la droite en France : elle ne souhaite à l’évidence pas être son supplétif. L’alliance avec le FN signifierait tout simplement la fin de l’UMP telle que nous la connaissons. En revanche, si aucune compromission ne peut être permise avec les responsables du FN, il est de notre devoir de ramener dans le giron républicain ses électeurs. C’est même une œuvre de salut public !

 

 

PdA : Êtes-vous favorable à l'instauration d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée ? Dans quelle mesure ?

 

M.C. : Non, pour moi, la politique c’est la rencontre d’un homme (ou d’une femme), d’un territoire et d’une volonté. Introduire la proportionnelle, c’est légitimer le règne des apparatchiks qui n’auront qu’à grenouiller au sein des instances parisiennes suffisamment longtemps pour obtenir un bon positionnement sur une liste. C’est encourager tous les parachutages, et décourager définitivement toute action de terrain sur le long terme. Le scrutin uninominal reste, à mon sens, le meilleur gage de légitimité sur un territoire. Vous êtes élu sur votre nom propre, vous êtes donc responsable de vos actes une fois élu. Aujourd’hui malheureusement, qui connait ses conseillers régionaux ? Personne, en dehors des microcosmes partisans. Et pourtant leur travail est absolument déterminant pour la dynamique des territoires. La proportionnelle rompt le lien de responsabilité entre un élu et son territoire en faisant de lui un élu hors-sol, finalement facilement interchangeable au gré des caprices des sièges parisiens.

 

En outre, l’introduction de la proportionnelle est une nouvelle manœuvre destinée à réduire encore la position de la droite républicaine. Sur l’excuse toute trouvée de faire vivre la « diversité d’opinions », le Parti Socialiste se donne en réalité les moyens de faire accéder le Front National à toutes les assemblées, locales et nationales, tout comme François MITTERRAND l’avait déjà fait en 1986, permettant ainsi à 35 députés FN de siéger à l’Assemblée Nationale.

 

La proportionnelle n’a donc rien de plus démocratique que les autres modes de scrutin, c’est tout simplement un outil commode dont François HOLLANDE veut user pour asseoir définitivement l’hégémonie du PS à tous les échelons de pouvoir.

 

Pour ma part, je suis favorable à une simplification du code électoral, et un resserrement du lien territoire-élu : le scrutin uninominal à un seul tour me parait être le mode de scrutin le plus efficace pour obtenir des majorités à la fois légitimes et utiles, obtenues sans marchandages et ne cherchant pas à faire perdurer artificiellement des groupuscules n’existant que par le charisme de leur leader national (de Besancenot à Le Pen, même combat), mais sans présence ni programme sur le terrain.

 

 

PdA : La crise des dettes souveraines européennes, couplée à une croissance anémique sur le continent, poussent nombre de voix à s'élever pour réclamer une intégration communautaire accrue pour mieux coordonner les politiques financières et économiques. Quelle est votre position sur cette question ?

 

M.C. : L’Europe a permis à notre continent de connaître une paix durable depuis plus de 60 ans. Elle a permis d’assurer une prospérité que beaucoup d’autres régions du monde nous envient. Elle a surtout permis de mettre un terme, définitif je pense, à deux millénaires de guerres, de tueries, de rivalités incessantes. Je ne fais donc pas partie de ceux qui aiment projeter sur l’Europe leurs propres insuffisances. Au contraire, l’Europe est à mon sens le plus grand projet politique entrepris par l’humanité !

 

Cependant, c’est parce que j’aime l’Europe, et que je me sens profondément européen, que je souhaite qu’elle puisse se réformer pour mieux affronter les réalités de notre temps. Aimer l’Europe, c’est avoir la lucidité nécessaire pour s’apercevoir que sa gouvernance éloignée des peuples, sa bureaucratie toute puissante, son consensualisme reniant ses racines, n’aident pas le projet européen des pères fondateurs mais l’amoindrissent !

 

Candidat aux élections européennes de 2009 sur la liste Majorité Présidentielle Sud-Ouest conduite par Dominique BAUDIS, j’adhérais pleinement à ce qui était pour moi plus qu’un slogan de campagne, mais une véritable ligne de conduite politique : « Quand l’Europe veut, l’Europe peut ! ».

 

Réintroduire la volonté politique en Europe : voilà ce qu’a réussi Nicolas SARKOZY au cours de la Présidence Française de l’Union Européenne au second semestre 2008 ! C’est ce modèle qui doit inspirer les réformes à venir de la gouvernance européenne : la responsabilité politique se fonde sur un rapport direct entre le peuple et ceux qui souhaitent les représenter. Au-delà du Parlement, nous devrons arriver à une méthode permettant d’élire au suffrage universel direct l’exécutif européen. C’est ainsi que nous recréons du lien entre les peuples européens, et ce qu’ils voient aujourd’hui comme une machine administrative loin de leurs réalités quotidiennes.

 

Je crois en la prééminence de la Nation et je ne suis pas un « euro-béat ». Cependant, la réalité économique nous imposera tôt ou tard d’arriver à une certaine forme de fédéralisme budgétaire. Nous ne pourrons pas continuer longtemps à faire payer le passif des cigales par l’actif des fourmis ! En cela, le projet d’eurobonds de François HOLLANDE était forcément voué à l’échec : comment l’Allemagne aurait-elle pu accepter d’éponger des dettes qui ne sont pas les siennes, quand elle sait être la seule à s’astreindre à une véritable rigueur budgétaire ?

 

Le laxisme ne grandira pas l’Europe, il la tuera ! Aujourd’hui, nous devons entrer dans une coopération budgétaire beaucoup plus étroite en tous les pays européens. Sûrement avons-nous eu tort de réaliser l’élargissement de l’Europe à l’Est avant d’assurer son intégration à l’Ouest. Peut-être, mais cela n’explique pas tout. Les gouvernements nationaux doivent comprendre que la sacro-sainte souveraineté qu’ils cherchent à conserver à tout prix est en réalité bien plus menacée en dehors de l’Europe qu’au-dedans : sans l’Europe, combien d’États auraient déjà tout bonnement sombré dans la faillite, à la merci des marchés ? Ce n’est pas avec moins d’intégration que les Nations conserveront leur souveraineté, c’est au contraire avec davantage d’intégration que des États comme le nôtre arriveront à faire face à la Chine, l’Inde, le Brésil, etc. On ne combat pas un tank avec un lance-pierres ! Ensemble, nous sommes la première puissance économique du monde moderne. Désunis, nous sommes seulement d’anciennes puissances, qui auront vite fait de se faire vassaliser par les États-continents qui ne se posent pas les mêmes questions philosophiques que nous !

 

 

PdA : Première question "ouverte". Auriez-vous un message à faire passer à quelqu'un ? Une personnalité, un groupe... Profitez-en !

 

M.C. : À François HOLLANDE, pour lui dire que nous, la jeunesse de France, ne le laisserons pas massacrer la France à laquelle nous croyons !

 

Nous ne voulons pas d’une France de dépravés, où le cannabis est en libre circulation et les drogues dures en libre service dans de nouveaux endroits cools et branchés : les « salles de shoot » – aux frais du contribuable, bien sûr – qui ne sont rien d’autre que des salles d’injection de mort rapide. Nous ne voulons pas d’une France de la déresponsabilisation où l’État maintient sous perfusion les personnes dépendantes tout en faisant les beaux jours des trafiquants, d’une France qui au lieu d’aider les personnes en difficulté à retrouver le droit chemin, leur maintient la tête sous l’eau avec toujours plus d’allocations, toujours moins d’obligations. Nous ne voulons pas d’une France où l’« État-Nounou » conduit à la déresponsabilisation des plus jeunes, par la facilitation de la distribution de la pilule contraceptive pour les mineures, gratuitement et sans consultation médicale.

 

Nous ne voulons pas d’une France de l’auto-flagellation où l’on confond les Français de 1940 et le gouvernement de Vichy. Nous ne voulons pas d’une France qui s’excuse de ses racines chrétiennes, tentant de les dissimuler comme on cacherait une erreur de jeunesse, d’une France qui, à force de politiquement correct et sous couvert de laïcité à outrance fait la guerre à notre héritage religieux et la part belle aux communautarismes. Nous ne voulons pas de cette France, où le Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, nous vante – sans nous en expliquer le contenu – sa « morale laïque », une sorte de coup marketing qui fait le bonheur de nos bobos bien-pensants, alors que simultanément certaines personnes sont libérées de garde à vue au nom de « l’apaisement en période de Ramadan »…

 

Nous ne voulons pas d’une France laxiste, sans valeurs ni structure, qui confond libre orientation sexuelle de chacun et modèle familial. Nous ne voulons pas d’une France qui sombre dans le déni de l’autorité, où les instituteurs ne peuvent plus mettre de mauvaises notes, où les gendarmes se font abattre comme des animaux, où les policiers se font passer à tabac quand ils tentent de faire appliquer les lois de la République, où la loi du plus fort se règle à coups de kalachnikov dans certains quartiers de Marseille, où l’on parle de réinsertion avant de parler de sanction !

 

Bref, François HOLLANDE, nous ne voulons pas de votre France !

 

 

PdA : Dernière question, totalement ouverte celle-ci. Vous avez carte blanche pour compléter notre entretien de la manière dont il vous plaira. En approfondissant tel ou tel sujet, en en abordant un autre, en nous livrant une anecdote ou en évoquant toute autre chose... @ vous !

 

M.C. : En 2014, nous avons l’occasion de reproduire l’exploit de nos aînés en 1983. Je m’explique. En 1981, la droite républicaine se prend une sanction, du fait d’une crise dont elle n’était pas, là non plus, responsable. Et pourtant, à peine deux ans plus tard, la droite entreprend la plus formidable reconquête électorale de son histoire aux Municipales.

 

Deux raisons à cela :

 

- Il aura fallu seulement quelques mois au Gouvernement socialiste de l’époque pour décrédibiliser sa propre action, tant ses promesses intenables, à contre-courant du monde entier, se sont vite fracassées sur le mur des réalités économiques ;

 

- dans le même temps, en sachant tout de suite se remettre en question, en se donnant les outils de formation nécessaires, et surtout en faisant confiance à une nouvelle génération, la droite a su faire émerger des nouveaux talents.

 

Si 2012 ressemble beaucoup à 1981, j’espère que 2014 ressemblera à 1983 ! En tout cas, c’est ce à quoi je m’emploierai avec tous mes ami(e)s Jeunes Populaires !

 

 

 

Merci encore, Mickaël Camilleri, pour vos réponses très complètes, pour le temps que vous avez bien voulu consacrer à Paroles d'Actu... Phil Defer

 

 

 

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