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Paroles d'Actu
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12 mars 2026

« Foot, tennis, F1 : regard sur l'année sportive 2026 », par Enzo Marquer

Chers amis lecteurs, on ne va pas se mentir : l’actu est rarement gaie on le sait, mais en ce moment, elle est carrément sinistre. On n’en finit pas de suivre, sur nos petits ou grands écrans, les derniers développements de la guerre au Moyen-Orient et toutes ses retombées, là-bas comme chez nous. Alors, dans ce contexte qui pourrait finir par déprimer y compris le plus incorrigible des optimistes, j’ai envie de vous proposer un article un peu différent, et c’est assumé.

 

Enzo Marquer a 23 ans. Amoureux du sport depuis l’enfance, il fait partager avec d’autres sa passion - pour le tennis notamment - sur Radio Phénix, une station locale caennaise. Il a aussi été, il y a peu, un candidat solide, plusieurs fois champion du jeu Slam, diffusé sur France 3. Je l’ai contacté à cette occasion, et l’échange, sympathique, sa culture sportive et son goût des médias m’ont donné envie de lui proposer une tribune pour évoquer librement, d’après sa sensibilité et ses préférences, les grands moments à venir de l’année sportive 2026. Je lui ai également proposé des questions, pour mieux le connaître. Son texte, captivant, a peut-être commencé à me réconcilier avec la F1.

 

Merci à toi Enzo, et bon vent pour la suite, ou devrais-je dire, "bonnes ondes" ! ;-) Je salue les équipes de Radio Phénix (les radios locales ça se défend), ainsi que Xavier, grand champion des Douze Coups de midi qui se prêta lui aussi au jeu de l’interview il y a 4 ans et demi. Exclu, Paroles d’Actu, par Nicolas Roche.

 

EXCLU - PAROLES D’ACTU

Illustration générée via ChatGPT. Enzo n'est pas (encore ?) un champion de F1.

 

Regard sur l’année sportive 2026

par Enzo Marquer, le 6 mars 2026

Revenir sur tous les événements marquants qu’une année sportive peut contenir, ce serait passionnant, mais extrêmement long ! 2026 est une année de coupe du monde masculine de football, naturellement j’y jetterai un œil, en suivant les aventures de l’Équipe de France. Pour la dernière grande compétition de Didier Deschamps à la tête des Bleus, l’enjeu est important : après la victoire en 2018 et le traumatisme de 2022, une troisième finale consécutive sera dans le viseur. Selon les individus, ce Mondial nord-américain constitue des opportunités diverses : pour Didier Deschamps, soigner ses adieux en gommant l’impression de jeu minimaliste laissée après l’Euro 2024. Ses choix collectifs seront aussi scrutés, dans une équipe toujours aussi fournie sur le plan offensif (Mbappé, Dembélé, Olise, Cherki, Doué, Ekitiké…), mais dont les ressources au milieu et en défense peuvent interroger.

 

Certains joueurs auront aussi à cœur de rappeler qui ils sont ; bientôt deux ans au Real Madrid, et le bilan pour Kylian Mbappé est… mitigé. Des statistiques affolantes, oui, mais pas de trophées marquants, et cette saison ne donne pas plus de garanties, au contraire. Cependant, lors des deux derniers Mondiaux, le natif de Bondy avait porté l’attaque tricolore, de quoi garder espoir. Auréolé de son Ballon d’Or 2025, Ousmane Dembélé se présente avec un nouveau statut, à 28 ans. L’attaquant du Paris SG aura l’occasion de rééditer ses exploits sous le maillot bleu ; seule inconnue, son rôle, quand on sait que le poste axial est, semble-t-il, verrouillé à double tour pour Mbappé.

 

Plus bas sur le terrain, Upamecano confirmera-t-il son début de saison XXL avec le Bayern Munich ? Assurément un des meilleurs défenseurs centraux de la planète, sa présence dans le onze est capitale, dans un secteur de jeu en recherche de certitudes. Les latéraux, les choix au milieu, autant d’interrogations qui rendent l’aventure des Bleus outre-Atlantique palpitante !

 

Plus tôt dans l’année, fan de tennis oblige, j’aurai forcément un œil attentif sur Roland-Garros. La terre battue du Grand Chelem parisien nous offre toujours des histoires rocambolesques. L’édition 2025 n’y fut pas étrangère : la finale masculine Alcaraz-Sinner fait déjà partie des plus grands matchs de l’histoire du tennis. 5h29 hors du temps, entre les deux titans actuels du circuit. Remettront-ils le couvert en 2026 ? Qui peut vraiment les en empêcher ? Novak Djokovic, peut-être : à 38 ans, l’éternel Serbe a rappelé qu’il pouvait encore jouer les trouble-fête, en sortant Sinner au terme d’une demi-finale épique en Australie. Attention tout de même à l’enchaînement des matchs sur terre battue, la surface la plus exigeante du calendrier, et qui pourrait causer des soucis à l’ancien numéro 1 mondial. Double tenant du titre, Carlos Alcaraz réalisera-t-il la passe de trois ?

 

Le tableau féminin regorge lui aussi d’histoires à suivre. L’an dernier, Coco Gauff avait terrassé Aryna Sabalenka, le deuxième Grand Chelem dans la carrière de l’Américaine. Depuis, tout n’a pas été simple pour elle, et les 2000 points qu’elle remet en jeu porte d’Auteuil pourraient coûter cher au classement. Quadruple gagnante de la coupe Suzanne-Lenglen, la Polonaise Iga Swiatek interroge elle aussi. D’habitude si dominante sur l’ocre, elle a brutalement chuté de son trône en 2025. Aucun titre sur la surface, mais un Grand Chelem tout de même… sur gazon, à Wimbledon. Retrouvera-t-elle les clés du succès à Paris ?

 

Enfin, après une parenthèse enchantée en 2025, Loïs Boisson ne peut plus se cacher. Demi-finaliste à la suite d’un parcours sensationnel, la Française a ravivé la flamme chez des millions de Français.e.s. Malheureusement, la suite fut beaucoup moins rose : minée par les blessures, elle n’a plus joué un match officiel depuis fin septembre 2025. Le manque de rythme pourrait être préjudiciable pour la Dijonnaise, dont une grande partie du classement repose sur sa performance de 2025.

 

FOCUS : la saison 2026 de Formule 1 !

 

Prenons enfin la direction des circuits, pour la nouvelle saison de Formule 1. Il y a quelques semaines, Lando Norris était sacré pour la première fois, son nom venant s’ajouter à la longue liste des pilotes britanniques champions du monde de la discipline. Le carton de l’écurie McLaren (qui a aussi raflé le titre constructeurs) a mis un terme à l’outrageuse domination du duo Red Bull - Max Verstappen, et ses 4 couronnes d’affilée, de 2021 à 2024. Si l’écurie autrichienne a baissé les armes l’an dernier face à l’armada “papaye”, la lutte s’annonce une fois extrêmement indécise pour ce nouvel exercice. D’autant qu’un changement de taille a bien occupé les différentes écuries depuis plusieurs mois déjà : un nouveau règlement technique !

 

En clair, des changements radicaux dans la façon de construire sa monoplace. Cette nouvelle notice de fabrication des Formule 1 mériterait de s’y attarder longuement, mais n’étant pas ingénieur, je me contenterai de résumer les changements en trois points clés :

- les voitures de 2026 sont plus courtes (-20 cm), plus légères (-30 kgs), pour gagner en maniabilité.

- les voitures de 2026 arborent deux modes aérodynamiques : le premier adapté aux lignes droites, le second aux virages.

- les voitures de 2026 sont propulsées par un bloc moteur repensé, à l’hybridation encore plus importante. A partir de cette année, les moteurs des F1 affichent (sur le papier) un ratio quasi-égal entre thermique et électrique.

 

À chaque fois, les changements de règlement technique rebattent les cartes, pour rééquilibrer les forces en présence sur la grille de départ. Il est bon de rappeler que ce n’est pas toujours une science exacte, c’est même souvent l’inverse. En 2014, suite à l’introduction des moteurs hybrides, Mercedes était sorti triomphant des phases d’essai ; leur avance était telle qu’il leur était demandé de ne pas utiliser leur moteur à son plein potentiel, pour préserver un semblant de suspense… Malgré tout, les Flèches d’Argent ont remporté 16 Grands Prix sur 19 cette année-là, avant d’écraser la concurrence les années suivantes : 7 titres pilotes et 8 titres constructeurs de suite, 111 victoires sur 160 courses jusqu’en 2021. Cette domination historique a pris fin début 2022 après l’introduction… d’un nouveau règlement technique. Cette fois, c’est Red Bull qui a su tirer les marrons du feu, pour se hisser sur le trône, Max Verstappen en tête, jusqu’à la fin de la saison 2025.

 

Vous l’avez compris, un changement de règlement technique est absolument tout sauf anodin en F1. À l’heure où j’écris ces lignes, le premier Grand Prix de la saison se déroulera dans quelques heures sur le circuit de l’Albert Park, à Melbourne. Chaque équipe a pu peaufiner ses réglages suite aux essais de Barcelone puis de Bahreïn, tout en continuant à apprivoiser cette nouvelle réglementation, plus complexe que la précédente. Egalement, les équipes ont testé leurs innovations, comme cet aileron réversible etrenné par la nouvelle Ferrari et qui alimente les fantasmes de milliers de tifosi, sevrés de titre depuis 2007.

 

S’il convient de rester prudent (le bluff est le jeu favori des écuries avant le premier GP), des premières tendances semblent se dessiner et permettent d’envisager une première hiérarchie.

 

Un top 4 qui se détache.

 

Commençons par les élèves qui semblent avoir le mieux adapté leur copie aux nouvelles consignes de la FIA. Pour savoir qui sera le premier poleman de la saison, il faudra sans doute piocher dans le quatuor McLaren - Mercedes - Red Bull - Ferrari, soit le top 4 du dernier classement constructeurs.

 

Pour McLaren, qui reconduit le duo Lando Norris - Oscar Piastri, le virage réglementaire semble avoir été bien digéré, et l’écurie britannique fera encore partie des prétendants, dès le début de la saison. La principale interrogation demeure la gestion des pilotes ; capables d’enchaîner les victoires (7 succès pour chaque pilote en 2025), le directeur d’équipe Andrea Stella devra trancher. Qui sera le pilote numéro 1 ? La stratégie adoptée l’an dernier, laisser les deux pilotes se disputer le titre, avait fini par causer des remous en interne.

 

Chez Mercedes, l’intersaison a été un peu plus agitée ; non pas chez les pilotes, George Russell et le jeune Kimi Antonelli (19 ans) embrayent pour une deuxième saison au sein de l'écurie allemande. Cependant, après avoir raté le coche en 2022, Mercedes a renoué avec les bonnes recettes d’antan : construire un moteur très performant. Trop performant ? La légalité du bloc propulseur allemand est remise en question, un dossier à suivre jusqu’au départ du premier GP, où des réclamations pourraient être déposées par les adversaires de Mercedes, qui ne veulent pas revivre le cavalier seul connu en 2014. Si rien ne se dresse en travers de leur chemin, Mercedes sera peut-être l’équipe à battre du début de saison.

 

De moteur, il en a été aussi question chez Red Bull. L’écurie autrichienne et Honda, son fournisseur moteur, se sont séparés début 2025 après une fructueuse collaboration. En lieu et place, un partenariat avec Ford, pour la conception d’un bloc moteur 100% maison. Malgré ce nouveau départ et après la perte de deux piliers l’an dernier (le directeur sportif Jonathan Wheatley et l’ingénieur star Adrian Newey), Red Bull étonne en ce début 2026 et pourrait se mêler à la lutte pour les premières places. Même si sa voiture ne sera peut-être pas la meilleure de la grille, nous pouvons toujours faire confiance à Max Verstappen pour réaliser des exploits dont il a le secret. Cocorico, son coéquipier cette saison sera Français : après des débuts réussis dans le giron autrichien chez Racing Bulls, Isaac Hadjar est promu dès sa deuxième saison dans l’écurie mère. Dans un baquet où tant de pilotes se sont cassé les dents (Albon, Gasly, Tsunoda, Pérez…), il devra ramener des points pour ne pas trop souffrir de la comparaison avec son coéquipier 5 étoiles.

 

Enfin, ce carré d’as est complété par Ferrari : il y a tant à dire avec la firme au cheval cabré. La saison 2025 était celle de tous les rêves : à son enfant prodige Charles Leclerc, la Scuderia y a ajouté Lewis Hamilton, septuple champion du monde. Un monstre sacré qui rejoint la plus grande écurie de l’histoire, la conclusion ne pouvait être qu’un succès triomphal ou bien un échec retentissant. Malheureusement, c’est la deuxième option qui s’est produite. Aucun Grand Prix remporté, une 4e place aux constructeurs, Leclerc s’est encore démené pour sauver les meubles (7 podiums), mais force est de constater que Ferrari a encore raté sa saison. Sous l’implusion du Français Frédéric Vasseur, le mode opératoire a été (pour une fois) clairement défini, alors même que la saison n’était pas terminée : on oublie 2025, et on se concentre sur 2026, pour être prêt dès le début de la saison. Une nouvelle fois, rien n’est définitif, mais il semblerait que ce choix de Ferrari ait porté ses fruits : les premiers tours de roue de la SF-26 suscitent l’enthousiasme, des pilotes en premier lieu. La mine déconfite d’Hamilton fin 2025 a laissé place à un sourire plus vu depuis ses plus belles années chez Mercedes. Le moteur paraît bien pensé, les ingénieurs de Maranello se sont même permis une petite gourmandise, avec ce concept d’aileron arrière réversible, qui a interloqué la planète F1 à Bahreïn. Suffisant pour jouer les premiers rôles à Melbourne ?

 

Le calvaire d’Aston Martin, des débuts difficiles pour Cadillac…

 

Si certains ont bien intégré ce nouveau règlement technique, pour d’autres, la saison 2026 commence mal. Après les essais, Aston Martin semble loin, très loin du compte. Pourtant, l’AMR 26 était annoncée comme une pointure, et les raisons de cette confiance étaient nombreuses. La puissance financière de son propriétaire (le milliardaire canadien Lawrence Stroll), un directeur technique renommé (Adrian Newey), un moteur attitré (Honda ne fournissant aucune autre écurie) et un pilote avide d’un dernier challenge en carrière (Fernando Alonso, qui entame sa 23e saison en F1, à 44 ans). Malgré ces motifs d’espoir, le retour à la réalité est brutal. Les essais ont viré à la catastrophe industrielle ; le concept d’Adrian Newey, bourré d’idées nouvelles, ne fonctionne tout simplement pas. Quand elle roule, l’Aston Martin est (très) lente, à quatre secondes des meilleurs chronos en moyenne, un écart confirmé par le second pilote, Lance Stroll. Un gouffre, qu’une saison entière pourrait ne pas suffire à combler. Pire encore, la monoplace verte et noire est accablée par son manque de fiabilité, qui l’a conduit à passer de nombreuses heures au garage lors des essais. Le moteur Honda peine à donner satisfaction, et souffre de problèmes de refroidissement. La dernière journée des essais à Bahreïn est une illustration des déboires de l’écurie basée à Silverstone : 6 tours de piste couverts… le reste du temps, l’AMR 26 est restée clouée au garage. Si leur présence à Melbourne était un temps questionnée, Aston Martin a tout de même fait le déplacement. Pour autant, leur présence en piste sera éphémère, quelques dizaines de tours tout au plus, c’est le maximum que peut donner la monoplace à l’heure actuelle. Quand rien ne va…

 

11e écurie à rejoindre la F1 pour cette saison 2026, Cadillac ne prétend pas non plus jouer les premiers rôles, loin de là. Les premiers relais effectués par les expérimentés Valtteri Bottas et Sergio Pérez n’ont pas surpris la galerie, et confirment que la firme américaine luttera, au moins sur le début de saison, pour sortir de la Q1. Contrairement à Aston Martin, la clémence nous pousse à souligner que ce sont les grands débuts de Cadillac dans la discipline reine du sport automobile, et que de meilleures performances auraient été une agréable surprise. Le retard est là, certes, mais la base de travail aussi. Reste désormais à améliorer la monoplace pour progresser au fil de la saison.

 

Dans le peloton, de Williams à Alpine, des enjeux divers…

 

Entre les paillettes des premières places et la morosité du fond de la grille, bienvenue dans le peloton (le midfield dirait-on outre-Manche). A bonne distance des 4 meilleures écuries (une seconde d’écart selon les temps de Bahreïn), mais bien devant Cadillac et Aston Martin, ce sont là 5 équipes qui vont se livrer à une bataille pour savoir qui sera “le meilleur des autres”.

 

À ce petit jeu, les progrès entrevus en 2025 chez Williams laissaient à penser que l’écurie anglaise pourrait viser une bonne place cette saison. Mais, un développement hivernal compliqué (participation annulée aux essais de Barcelone) a freiné la progression de la troupe de James Vowles. Le mieux observé à Bahreïn doit être suivi d’effets, la monoplace étant encore trop lourde pour espérer de meilleurs chronos.

 

Du côté d’Audi, l’ambiance est plutôt sereine. Le constructeur allemand a repris l’ex-écurie Kick Sauber et s’est appuyé une base de travail solide, autour d’un duo mêlant expérience et talent : Nico Hülkenberg (38 ans) aux côtés de Gabriel Bortoletto (21 ans). Là aussi, on peut attendre Audi parmi les équipes régulières du milieu de grille, un exploit n’étant pas à exclure de temps en temps.

 

Pour Racing Bulls, 6e du classement constructeurs l’an dernier, les essais se sont également bien déroulés. Beaucoup de tours couverts, un rythme de course constant pour une monoplace fiable et relativement performante. La philosophie reste la même : développer des jeunes pilotes talentueux, dans une écurie vouée à rester dans l’ombre de Red Bull. Le duo aligné cette saison sera composé de Liam Lawson et Arvid Lindblad, qui découvre la F1 après sa 3e place en F2 en 2025.

 

Deuxième écurie américaine, Haas, prend des accents japonais, fruits de son partenariat avec Toyota. Les pilotes sont les mêmes que l’an dernier, l’association franco-britannique Esteban Ocon - Ollie Bearman étant reconduite, après une première saison mitigée. 8e aux constructeurs, Haas peut nourrir des espoirs pour le début de saison, après des essais qui semblent les placer à la bataille pour la tête de ce peloton.

 

Pour terminer ce tour d’horizon des écuries, un mot d’Alpine, qui voudra forcément relever la barre après son horrible saison 2025. Dernière aux constructeurs avec 48 points de retard sur l’avant-dernier, 5 maigres top 10 sur la saison, une monoplace larguée du premier au dernier Grand Prix. Pour ne rien arranger, la gestion scabreuse de l’écurie a également fait parler. Chez les pilotes, Jack Doohan a commencé la saison, pour être viré après 6 GP au profit de Franco Colapinto, qui ne scora aucun point sur les 18 autres courses… Vous vouliez une nouvelle preuve de l’instabilité chronique de l’équipe ? Flavio Briatore est de retour en tant que directeur technique. Sans oublier le passage (peut-être) le plus houleux de la saison d’Alpine : l’abandon des moteurs fabriqués à Viry-Châtillon, pointés du doigt pour expliquer le manque de performances. Le savoir-faire des équipes basées dans l’Essonne a été mis au ban, même si le travail était déjà largement entamé pour les nouveaux moteurs de 2026. Malgré une protestation légitime des équipes, le choix final a été d’opter pour un bloc moteur Mercedes. Ce changement radical, au profit d’un moteur censé être le plus performant de la grille, ne laisse plus le droit à l’erreur pour l’équipe française, filiale sport du groupe Renault.

 

Plus largement, l’avenir d’Alpine en F1 s’inscrit en pointillés. De française, elle n’a guère davantage que le nom et un pilote (Pierre Gasly). Alors que Renault vient d’annoncer l’arrêt de ses programmes sportifs en rallye-raid et en endurance, un nouvel échec du projet F1 sonnera-t-il le glas des ambitions de la marque au losange dans le sport automobile ?

 

En résumé, s’il fallait établir une hiérarchie des écuries après ces essais, cela donnerait : Mercedes à la bataille avec Ferrari pour les premières places, suivis de McLaren et Red Bull. De la 9e à la 18e place, les écarts sont assez faibles mais je placerais dans l’ordre Haas, Racing Bulls, Alpine, Audi et Williams. Enfin, les deux dernières écuries semblent être Cadillac et Aston Martin. Mais encore une fois, tout cela n’est que très provisoire, les premières vérités émergeront lors de ce Grand Prix inaugural (et matinal) ; décalage horaire oblige, rendez-vous à 5 heures du matin le 8 mars pour le premier Grand Prix de la saison ! (@ découvrir ici, ndlr)

 

L’interview

 

Comment te présenterais-tu en quelques mots, Enzo ?

 

J’ai 23 ans, je réside à Caen, Manchois de naissance, j’ai grandi à Villedieu-les-Poêles, là où sont fabriquées les cloches de nombreux édifices religieux de France et d’ailleurs. Passionné de sport depuis tout petit mais aussi de quiz de manière générale, j’adore découvrir les histoires des personnes qui nous entourent, quelquesoit le domaine où iels exercent.

 

Parle-moi un peu de ton expérience, que j'imagine gratifiante et excitante, au sens de votre radio associative ?

 

Effectivement, j’ai eu la chance de rejoindre cette aventure, il y a maintenant trois ans. D’abord en tant que bénévole, j’intervenais pour une chronique hebdomadaire sur l’actualité sportive, dans l’émission d’actualités de la station. Puis, après une rencontre, nous avons lancé sur l’antenne notre émission dédiée au tennis, Pleine Balle, où nous traitons de l’actualité normande et internationale de la balle jaune. De plus, cette année, j’ai la chance de pouvoir vivre à plein temps l’expérience de la radio, car j’ai pris les rênes de l’émission d’actualités évoquée juste avant. Du choix des sujets au contact des invités et à leurs interviews, disons que mes semaines sont bien remplies !

 

D'où te vient ta passion pour le sport, et comment se concrétise-t-elle au quotidien ?

 

Depuis tout petit, le sport me fait vibrer. Je me souviens que je dévorais les pages sport de Ouest-France quand je rentrais de l’école. Sans doute une partie de l’explication ! Plus généralement, ce sont les valeurs du sport que j’aime, et que j’aime véhiculer également. Le partage, le dépassement de soi, les rencontres… autant de choses que je ne peux détacher de mon quotidien et qui ne sont, à mon sens, pas assez valorisées. Aujourd’hui, je baigne dans le domaine, à travers ma pratique (tennis, padel, course à pied…) et mes activités radiophoniques, qui me permettent de couvrir plusieurs événements de la région. J’ai également pu découvrir le commentaire de matchs de tennis en direct, un rêve de gosse qui a pris forme fin 2025, et qui, je l’espère, se répétera à l’avenir.

 

Être journaliste sportif, c'est un rêve que tu souhaites développer davantage encore ? Quels sont ceux, parmi cette profession, qui t'ont transporté par leur enthousiasme et leurs analyses ?

 

À vrai dire, je ne suis pas encore certain de la forme que je souhaite donner à cette passion. Partager des histoires autour du sport, oui. Ces derniers mois, faire partie de l’équipe de la radio associative, un média donc indépendant, a suscité en moi l’envie d’explorer par moi-même. De tenter, d’essayer. Quitte à échouer, mais l’objectif est au moins de me laisser aller pour partager ce que j’aime vraiment dans le sport. Difficile de citer exhaustivement toutes celles et tous ceux qui m’ont donné la fibre de ce métier (de ce domaine plus généralement), selon les disciplines que je suis, plusieurs noms me viennent à l’esprit. S’il ne fallait en garder qu’un, je dirais Alexandre Boyon, d’une polyvalence exceptionnelle sur les antennes de France Télévisions. Son habileté au micro, notamment à travers ses innombrables jeux de mots, est toujours un délice.

 

Enzo lors d’une émission de Slam. Photo : page Facebook du jeu.

 

Tu as été dernièrement un candidat efficace et impressionnant au jeu de France 3 Slam. Que retiendras-tu de cette expérience ?

 

Que des bons souvenirs ! Facile à dire quand on gagne, mais peu importe le résultat, l’aventure était de toute façon très agréable, notamment avec l’équipe du jeu. Théo Curin est également très sympathique, quelqu’un de très simple et facile d’accès. Pour revenir à ma “performance”, j’en étais le premier surpris ! Pour être honnête, je pensais avoir le niveau pour gagner une émission ou deux tout au plus, car je regardais déjà l’émission depuis quelques années, et j’étais déjà entraîné au niveau du buzzer. Mais, jamais je n’aurais pensé pouvoir aller jusqu’au bout des sept émissions, c’était vraiment incroyable !

 

La mécanique de Slam est très particulière. Comment s'entraîne-t-on pour participer à cette émission ?

 

De mon côté, je n’ai pas vraiment suivi un entraînement à proprement parler. Je regarde l’émission de temps en temps, depuis plusieurs années déjà, j’étais donc familier avec l’articulation des questions. Également, j’aime bien les mots fléchés, de la même manière, cela m’a aidé pour trouver les mots à partir de leurs définitions. Enfin, j’ai déjà participé à Questions pour un Champion, et pour cela, je suis membre d’une association de joueurs à Caen, que je continue de fréquenter, une à deux fois par mois. Ainsi, cela donne de l’expérience au niveau du buzzer, qui est un point essentiel de Slam. Je me suis bien débrouillé de ce côté-là, car la plupart du temps, mes adversaires avaient aussi les réponses, mais cela se jouait à la rapidité au buzzer.

 

Tes envies pour la suite ?

 

Comme je le disais précédemment, me lancer avec mes propres contenus sur le tennis est un objectif que j’aimerais réaliser assez vite. À voir sous quelle forme, sur quel(s) sujet(s), mais cela m’occupera sans doute pour les prochains mois. Et sinon, je n’exclus pas de participer à un nouveau jeu télévisé dans les prochains mois également. Je n’ai pas encore tranché sur lequel je porterai mon choix, mais je vais m’y atteler !

 

 

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